Louis-Marie Horeau et les affaires.

 Mercredi 1 février 2017: je vais acheter mon Canard de bonne heure pour suivre l’affaire Penelope Fillon, femme de François Fillon, candidat à l’élection présidentielle de cette année. Ce matin, comme la semaine dernière, toutes les radios et toutes les télévisions parlent du Canard enchaîné. Cela me rappelle les belles affaires révélées par le Canard enchaîné qui sont évoquées dans la quatrième partie du film «  Aux quatre coin-coins du Canard ».

Le rédacteur en chef qui s’occupe particulièrement de ces dossiers est Louis-Marie Horeau. Il intervenait déjà dans le film.

 

Horeau 1

Pour l’affaire Fillon ce sont trois enquêteurs du Canard qui ont travaillé: Isabelle Barré, Hervé Liffran et Christophe Nobili. Je ne les ai pas connus en 1986 quand je tournais le film mais j’ai apprécié l’intervention ce matin de Christophe Nobili sur France Inter. Aux questions habituelles sur les sources et la théorie du complot développé par les amis de Fillon, Christophe Nobili a répondu travail des journalistes. 

Nobili

 

Le Canard Enchaîné: séisme et répliques de l'affaire Fillon

https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-01-fevrier-2017

Il a raison. C’est ce que répondait déjà Roger Fressoz, il y a trente ans et ce qu’a répété Louis-Marie Horeau sur BFMTV en même temps qu’un trait d’humour: «  Je m’excuse d’avoir joué «  petit bras » ( expression utilisée par Fillon) en annonçant le somme de 500 000 euros. Il manquait 330 000 euros de plus pour Penelope et 84 000 euros pour les enfants. »

Cette saisie d’une image fabriquée par BFMTV est amusante.

 

Horeau

Le redacteur en chef du Canard Enchainé s'explique sur l'affaire Fillon ...

 Louis-Marie Horeau semble heureux. Il a raison de l’être car les lecteurs du Canard sont fiers quand leur journal préféré fait bien son travail d’enquête. Et ils ont confiance dans le sérieux des révélations car ils connaissent la qualité des journalistes du Canard.

 Pendant la diffusion du film «  Aux quatre coin-coins du Canard » au cinéma Utopia de Paris, en 1989, Louis-Marie Horeau avait accepté de venir dialoguer avec le public après la projection. Il était accompagné de Brigitte Rossigneux et de Frédéric Pottecher.

 

Brigitte Rossigneux

 

 

 

Pottecher

La séance avait été très animée. Les questions du public étaient précises et vives, les réponses des journalistes étaient honnêtes et joyeuses. Cet échange avec des spectateurs et des lecteurs du Canard est un moment qui est resté dans les mémoires de celles et ceux qui ont eu la chance de dialoguer avec ces trois grands journalistes.

Horeau 3

 

Pour organiser la projection du film«  Aux quatre coin-coins du Canard » au Centre Pompidou, à l’occasion de 100 ans du journal, je me suis rendu à nouveau dans les locaux du Canard et j’ai été heureux de saluer Louis-Marie Horeau. Il a accepté de se joindre aux journalistes et dessinateurs qui ont participé à la rencontre avec le public le 5 octobre 2016. Il a redit à cette occasion la nécessité de travailler sérieusement pour obtenir des informations auprès de personnes qui ne souhaitent pas toujours en donner. Il a rappelé aussi que le Canard ne veut pas être un procureur et qu’il souhaite simplement informer ses lecteurs, toujours dans la bonne humeur.

 

Horeau 2

Aujourd’hui c’est Fillon qui est visé. Le Canard ne s’attaque qu’aux personnes qui exercent un pouvoir. Espérons qu’il aura autant de succès qu’avec l’affaire des diamants de Giscard. Il le mérite. 

 

 

Aux quatre coin-coins du Canard Enchaîné

 

1987, 172 minutes, film 16 mm

 

http://bbernard.canalblog.com/archives/2013/01/05/26076045.html