Les Européens se sont émus après la diffusion de l'image d'un petit garçon syrien, mort, rejeté par la mer et ramassé par un garde-côte turc.

 

Syrie 1

 

Les peuples européens, chacun à leur façon, ont exprimé leur solidarité devant l'horreur. Les gouvernements ont été obligés d'entrouvrir leurs frontières. Quelques chefs d'Etat ont fait des promesses et ont dit qu'ils voulaient éviter ces drames.

 

Syrie 2

 

Mais la France, " patrie des droits de l'homme"!,a trouvé une meilleure solution: envoyer l'armée bombarder les méchants qui font fuir les Syriens.

Ajouter de la guerre à la guerre qui est la principale cause des exodes: voilà une idée d'autant plus stupide qu'elle a prouvé depuis longtemps sont inneficacité.

Mais il faut profiter de l'émotion pour gagner un peu d'argent avec les ventes d'armes. Quel cynisme!

 

 

Paris étudie la possibilité de frappes en Syrie

 

Le Monde.fr | 05.09.2015 à 10h27 • Mis à jour le 05.09.2015 à 10h42 | Par Yves-Michel Riols et Nathalie Guibert

 

La France n’exclut plus de mener des frappes en Syrie contre l’Etat islamique (EI). Selon les informations du Monde, l’exécutif étudie cette option, qui fait débat au sein même du gouvernement. Le sujet a été abordé lors d’un conseil restreint de défense réuni par le président François Hollande, vendredi 4 septembre au matin, sur la crise syrienne. Jusqu’à présent, cette éventualité était purement et simplement écartée. Paris limitait à l’Irak sa participation à la campagne aérienne menée contre l’EI, avec une place qualifiée par l’état-major « d’équipier » dans la coalition militaire dirigée par les Etats-Unis. En Syrie, la France fournit conseils et armes aux rebelles « modérés ».

 

L’exode accéléré des Syriens, l’échec de la coalition à faire reculer l’EI, ou encore le renforcement possible de la présence militaire russe sur le terrain sont en train de bousculer la position française.

 

Ces derniers jours, plusieurs responsables laissaient entendre que la conviction du chef de l’Etat était faite. « Il ne serait pas aberrant d’avoir de la continuité dans notre action, là où on équipe, on forme, on soutient par ailleurs des forces » contre l’EI, c’est-à-dire en Syrie, a expliqué au Monde une source de haut niveau. « La décision est prise », affirmait même un expert bien informé, sans que l’on sache à quelle échéance, dans les prochains mois, de premières missions de reconnaissance pourraient être menées en Syrie par les Mirage 2000 basés en Jordanie ou les Rafale d’Abou Dhabi intégrés aux plans américains.