La presse de ce matin, 14 janvier 2015, n'a retenu, dans le discours du premier ministre, que les nouvelles mesures qui doivent être prises pour " lutter contre le terrorisme". 

Je n'ai pas entendu de mesures pour aider l'enseignement, l'éducation, l'encadrement des jeunes, le travail...

La répression suffira-t-elle pour éviter de nouveaux drames?

Elle entraine surtout de nouvelles privations de libertés. 

L'Union Pacifiste a raison quand elle écrit sur sa page face de bouc:

"La France est en guerre" dit le Premier ministre à l'Assemblée Nationale après que tous les députés aient chanté la Marseillaise à l'unisson, une première depuis 1918. Sinistre erreur que de persister dans l'engrenage de la violence et de la rhétorique guerrière. La voie de la négociation et de la non-violence paraît plus difficile voire utopiste et pourtant c'est la seule qui puisse ramener une paix durable. L'émotion liée aux tragédies récentes ne doit pas abaisser notre vigilance sur les droits individuels et légitimer un "Patriot Act" à la française. On voit bien d'ailleurs où nous a mené cette stratégie depuis les années 2000.

 Le déploiement de forces militaires sur le territoire national et international ne sert qu'à rassurer les naïfs. Ce n'est pas l'armée qui pourra résoudre les problèmes de société.

Aujourd'hui le chef des armées sera à Toulon pour saluer les marins en partance pour le Moyen Orient.

Var Matin écrit:

C’est ce mercredi, sur le Charles-de-Gaulle, que François Hollande adressera ses voeux aux armées. L’occasion dévoquer les besoins des militaires pour mener à bien leurs missions

Après une semaine bien sombre, Jean-Yves Le Drian a annoncé lundi que 10 000 militaires seront mobilisés pour assurer la sécurité des points sensibles du territoire. «Je me demande bien où on va les prendre», s'interroge Philippe Vitel.

Membre de la Commission de la Défense nationale et des forces armées, le député du Var (UMP) se veut le porte-parole des militaires tenus à un strict devoir de réserve. Et il assure qu'aujourd'hui, «les militaires ne sont pas heureux car ils n'ont pas le sentiment qu'on leur donne les moyens de mener à bien les missions qu'on leur confie».

2 à 3 Md€ pour entretenir le matériel

Des missions de plus en plus nombreuses. Du Mali au Liban «qui pourrait basculer dans la violence si la ville voisine d'Alep venait à tomber aux mains des islamistes», de la RCA à l'Irak, l'armée française est à pied d'œuvre sur tous les points chauds de la planète. Les cures d'amaigrissement se succèdent pourtant.

Outre annoncer le déploiement du groupe aéronaval, très probablement en océan Indien et dans le golfe persique pour frapper Daesh en Irak, le Président de la République ferait bien d'apporter des bonnes nouvelles. «Les militaires ont avant tout besoin de considération. Et ça commence par donner de vrais moyens par rapport aux missions d'aujourd'hui», déclare Philippe Vitel.

Prenant l'exemple de l'Afrique, le député affirme : «Il manque à l'armée de terre un milliard d'euros pour remettre en état les 1 400 véhicules revenus du Mali et de RCA. Mais de façon plus globale, il faudrait débloquer immédiatement 2 à 3 Md€ pour assurer le maintien en condition opérationnelle du matériel de nos armées».

Mais ce n'est pas tout. Alors que les armées doivent encore perdre 30 000 hommes d'ici à 2018, Philippe Vitel réclame «l'arrêt immédiat de la déflation des effectifs».

Le seul point satisfaisant aux yeux du parlementaire, qui affirme n'exprimer que «les souhaits des militaires», concerne le renseignement et la cybersécurité. «On a pas mal progressé dans ce domaine».

Effort urgent sur les effectifs

Une analyse que partage un groupe d'officiers généraux encore récemment en poste à l'état-major des armées. En partie seulement. «On a actuellement de gros problèmes d'effectifs pour traiter l'ensemble des renseignements qui nous arrivent. On n'a pas assez de monde pour surveiller Internet, analyser les courriels, ou même lire les journaux en arabe. Quant au matériel, si l'on dispose d'un nombre suffisant de satellites d'observation, il nous manque un satellite de renseignement électromagnétique à même de détecter les radars ou les systèmes de guidage», confie l'un d'eux, soucieux de garder l'anonymat.

Ce n'est pas la seule carence. Aux dires de ces officiers, dont la réflexion se veut globale, «la Marine est toujours à la recherche d'un deuxième porte-avions. L'armée de l'air, dont les Mirage sont vieillissants, manque d'avions de combat et de transport (A400M). Quant à l'armée de terre, on est à la limite des moyens existants. Cela est valable pour les hommes, à qui on en demande trop. Comme pour le matériel qu'on a du mal à entretenir et qui tombe en panne en opération. Et je ne parle même pas de l'équipement de base du personnel (rangers…) que les militaires doivent parfois acheter à leurs frais !»

 

Les militaires se plaindront toujours de ne pas avoir assez de moyens. Faudra-t-il alors continuer à supprimer les moyens de l'éducation, de la santé, de la culture... pour répondre aux besoins des guerres: guerres extérieures et guerres intérieures?

Notre ami Cabu l'avait déjà compris:

 

 

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