SARKONNERIES 50

13 février 2008

   J’ai écouté le journal télévisé de RFO Guyane pour savoir ce que le petit Nicolas avait dit dans ce pays très particulier, terre de bagne, aujourd’hui encore terre de violence.
   De mémoire: “ La Guyane c’est la France. Ceux qui s’attaquent à la Guyane s’attaquent à la France. Nous allons les corriger”
   Le petit Nicolas parlaient des orpailleurs clandestins qui cherchent de l’or dans la forêt de Guyane et qui se cachent. Toutes les interventions de l’armée ou de la gendarmerie françaises n’ont pas encore pu les faire disparaître depuis des lustres mais le petit Nicolas promet des résultats.
   Quand on connaît l’état déplorable dans lequel la France laisse vivre le petit peuple Guyanais on imagine qu’il faudrait, pour l’aider, autre chose que des hommes armés.
   La Guyane a déjà trop souffert de recevoir sur son sol tous les pauvres dont la France voulait se débarasser. Aujourd’hui, des gens plus pauvres encore, venant du Brésil ou du Surinam, essaient de venir glaner sur cette terre ingrate, de quoi survivre.
   C’est une population dure parce qu’elle souffre.
   C’est une population violente parce que la violence lui a été imposée dans l’histoire.
   C’est une population qui mérite pourtant plus de considération parce que des individus font des efforts pour s’en sortir.
   J’avais salué la mémoire de Félix Eboué et de Gaston Monnerville dans mon film sur de Gaulle, mais j’apprends aujourd’hui qu’Henri Salvador, mort ce matin était né à Cayenne.
   Alors non, M. Sarkosy, la Guyane n’est pas la France des colonies, la Guyane a son histoire, sa culture, sa civilisation et ses “ “ grands hommes”.
   Alors un peu de respect et d’humilité ne sont pas de trop quand on est président de la France.