SARKONNERIES 51

14 février 2008

   “ Sarkosy, basta cosi” ( Sarkosy, ça suffit comme ça!)
   Dit en italien, cette expression que l’on entendra peut-être un jour dans la bouche de l’Italienne que vous savez, était inscrite sur une pancarte dans la manifestation pour la défense du service public de la radio et de la télévision.
   Pour la première fois depuis l’éclatement de l’ORTF en 1974, tous les syndicats étaient d’accord pour une journée de grêve et de manifestation.
   Pas de programme à la radio mais de la bonne musique. Des programmes en conserve à la télévision mais pas de direct. 3000 à 4000 personnes dans la rue. Le petit Nicolas a réussi à refaire l’unité syndicale et à provoquer le réveil des professionnels de l’audiovisuel public.
   Maintenant que les différents gouvernements de gauche comme de droite ont rendu le service public dépendant de la publicité, comment supprimer la réclame sans difficulté?
   Tous ceux qui, comme moi, se sont toujours opposés à la publicité, sont pris au piège car maintenant, si le projet aboutit, il y aura de la casse.
   Il est évident que le petit Nicolas veut mener cette opération pour favoriser le secteur privé. Rien que l’annonce de cette réforme a déjà permis la remontée de l’action de télé Bouygues et le départ de quelques annonceurs de la télé publique.
   La mobilisation du personnel de l’audiovisuel public va peut-être limiter les dégâts mais il a fallu attendre 30 ans et plus, puisque la publicité a été introduite à l’ORTF à l’époque du général de Gaulle, pour que les syndicats voient le danger de ce financement.
   Mais je ne me fais aucune illusion: si la publicité sort demain par la porte, elle reviendra après-demain par la fenêtre.
   La publicité est un mal pernicieux dont la société marchande ne pourra jamais se défaire.