GILETS JAUNES ACTE 11

27 janvier 2019

 LA CASTAGNE CONTINUE

 Voltigeurs en action, place de la République à Paris

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Castagne: terme familier pour parler de bagarre, terme employé surtout dans le midi. Est-ce que le ministre de l'intérieur, ancien maire d'une ville du sud, apprécie cette situation ? C'est la question que l'on peut se poser quand on constate que chaque rassemblement de gilets jaunes et chaque défilé, pourtant déclaré, est attaqué par les forces de l'ordre et se termine parfois en drame pour des manifestants.

Montpellier, Angers, Toulouse, Paris ... la liste est longue quand il faut répertorier le lendemain les terrains d'affrontements dans les villes. Les témoignages des mères qui racontent les blessures de leurs enfants sont sans équivoque. Depuis le début du mouvement aucun policier, aucun gendarme n'a été inquiété pour ses agissements. Les blessures à la tête sont encore fréquentes alors que les préfectures auraient demandé, gentiment, aux policiers de ne pas viser la tête.

 

Le rassemblement à Commercy a été un succès. Il faut dire que dans cette ville, à 60 km de Bure, les militants anti-nucléaires sont déjà nombreux et organisés. La région de la Meuse, meurtrie par plusieurs guerres et encore militarisée aujourd'hui pour empêcher la lutte aux opposants à l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, pourrait être le relais des gilets jaunes engagés.

 

Et pendant ce temps le président français fait du tourisme en Egypte: ce matin visite du site historique d'Abu Simbel dans le sud avant d'aller rencontrer le général Sissi, redoutable dictateur du pays mais bon client d'armements français: 6 milliards d'achat l'année dernière.