Pas facile de devenir ministre d'un gouvernement dont on a été l'une des premières opposantes. Depuis la sortie des écologistes en avril 2014, en patronne d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse a tapé sur l'exécutif. Pas aussi durement que d'autres, mais tout de même.

Elle a milité jusqu'à ces dernières heures pour l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, porté par le gouvernement. Elle n'a cessé de dénoncer la politique de Manuel Valls - notamment dans le débat sur la déchéance de nationalité. Elle a également fustigé, à l'occasion, ceux qui semblaient négocier avec l'exécutif pour obtenir un poste. Bref, elle va devoir assumer un tournant à 180 degrés, discipline gouvernementale oblige. Sur Twitter, les commentaires s'en donnaient à cœur joie jeudi. Voici ses déclarations passées pas très tendres à l'égard de François Hollande et de son gouvernement.

 Limiter l'encadrement des loyers = enterrer une mesure de justice sociale
Ironie des ironies, Emmanuelle Cosse remplace au même poste sa prédécesseuse à la tête d'EELV, Cécile Duflot. Dont la principale mesure avait été la fameuse loi Alur d'encadrement des loyers. Laquelle avait été largement limitée par Manuel Valls. Là où le projet Alur devait concerner toutes les métropoles françaises, le Premier ministre l'avait limité à... Paris. Ce qui avait déclenché l'ire de l'actuelle titulaire du ministre du Logement.