Au moment même où les députés français approuvaient le projet d’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, leurs homologues suédois rejetaient un texte prévoyant une mesure similaire à Stockholm.
Les démocrates de Suède, parti d’extrême droite, avaient proposé un amendement à un projet de loi antiterroriste, prévoyant « la possibilité de retirer la nationalité suédoise à une personne condamnée pour un délit en lien avec le terrorisme (…), même si cela la rend apatride ». Seuls les 45 députés de ce parti ont voté pour. Les autres parlementaires ont voté contre (236) ou se sont abstenus (16 députés du Parti de gauche), alors qu’en Suède on ne peut perdresa nationalité que si on a fait de fausses déclarations ou corrompu un fonctionnaire pour être naturalisé.
Peines renforcées
La nouvelle loi antiterroriste suédoise punit notamment de deux ans de prison un départ vers l’étranger afin de participer à une entreprise terroriste, s’alignant avec la pratique dans de nombreux pays européens. Sont également renforcées les peines pour divers délits en lien avec le terrorisme : six ans de prison pour avoirsuivi un entraînement en vue d’un acte terroriste, deux ans pour le financement d’un groupe terroriste ou du voyage d’un tiers en vue de s’entraîner ou decommettre un acte terroriste.