GILETS JAUNES & LYCÉENS

mardi 11 décembre 2018

 BLABLABLA

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Le discours tant attendu du président de la république, au 20h du journal d'hier soir, a été raté comme le premier discours de de Gaulle en 1968.

Du "blablabla" pour utiliser le langage du Canard enchaîné et l'expression popularisée par le journaliste Pierre Bénard. Une attitude raide, froide et distante qui dégage un sentiment de mal à l'aise.

 Après les images désastreuses des répressions policières qui inondent les réseaux sociaux et surtout l'image des lycéens à genoux, le président commence son discours par une condamnation des violences dues aux gilets jaunes et par une annonce du renforcement de la répression. Même si les non-violents dénoncent tous ces affrontements il faut les condamner des deux côtés et aussi de la part de jeunes policiers mal formés, comme le reconnaissent plusieurs syndicalistes policiers, qui perdent leur sang froid.

 Les annonces pour l'amélioration du pouvoir d'achat réclamée par les gilets jaunes ne sont qu'une mise en oeuvre plus rapide de mesures qui auraient dues être prises au début du quinquennat. Aucune augmentation de salaire ou d'heures supplémentaires ne touche les entreprises et les capitaux, toutes seront prises sur le budget de l'état ou de la sécurité sociale, toutes seront donc payées par le contribuable.

On ne touche pas à l'impôt sur la fortune, on ne parle pas d'écologie, de services publics, de fonctionnaires, de logement etc... Réactions ce matin des gilets jaunes: " on ne lâche rien". La figure de Coluche apparaît sur plusieurs blocages.

Lycéens

 

A la révolte des gilets jaunes s'ajoute maintenant le mouvement des lycéens qui décrètent aujourd'hui un " mardi noir" avec blocages de plusieurs lycées. L'échec de Parcoursup, qui a maintenu des milliers de futurs étudiants dans l'incertitude et l'angoisse pendant tout l'été, est maintenant craint par les lycéens qui devront affronter cette épreuve sans garantie de pouvoir obtenir le parcours qu'ils souhaitent. 

Quand les jeunes sont dans la rue le danger est grand surtout quand on apprend, par des témoignages, que la police n'hésite pas à frapper et à gazer avant même que les manifestations commencent.

Lors des manifestations désordonnées  d'élèves et de professeurs contre les lois du ministre de l'éducation Claude Allègre j'ai vu des commissaires police aider les manifestants à s'organiser pour que tout se déroule dans le calme. Je ne pense pas que les commissaires aient reçu les mêmes ordres aujourd'hui.

Espérons que la jeunesse, qui est l'avenir d'un pays, pourra se faire entendre sans trop de casse aujourd'hui.