SARKONNERIES 57

28 février 2008

   Lu dans le Canard du 27.02.2008:
   “ Il (le petit Nicolas) a traité ceux qui l’entourent de bande de “cons et de branleurs”.
   Explication d’un conseiller élyséen: “ Depuis neuf mois, on gérait une connerie par mois. Désormais, c’est une par jour, voire une par heure, et ça commence à faire beaucoup.”
   Pas étonnant que j’ai du mal à tenir le rythme!
   J’ai vu hier soir les images de la visite éclair du petit Nicolas à Djamena. Arrivée sur un aéroport sécurisé par l’armée française. Pas de bain de foule à l’africaine comme le veut la tradition pour accueilir les chefs blancs. Rencontre avec les militaires français et juste une carte postale du président assis à côté de son copain Idriss Déby.
   Résultat ce matin à la radio: rien.
   Ou du moins: rien à déclarer, tout est secret.
   
   Idriss Déby annonce une «enquête internationale»

Article publié le 27/02/2008 sur le site de RFI

Le président tchadien a annoncé une « enquête internationale » sur l'assaut rebelle des 2 et 3 février contre la capitale et la disparition d'opposants. L'attaque rebelle ratéea fait « 400 disparus ou morts » parmi les civils, a déclaré Idriss Déby Itno à l'issue d'un entretien avec son homologue français Nicolas Sarkozy. « La France veut la vérité et je ne céderai pas sur ce point. Ce n'est pas parce que le gouvernement du Tchad est légitime qu'il peut se permettre de faire n'importe quoi. J'ai demandé une commission d'enquête », a affirmé pour sa part Nicolas Sarkozy. Sur le chemin de l'Afrique du Sud, où il se rend en visite officielle, le président français a fait une escale de quelques heures à Ndjamena. Une escale qui a suscité de vives critiques des organisations de défense des droits de l'homme, car on est toujours sans nouvelles des deux opposants, Ngarlejy Yorongar et Ibni Oumar Mahamat Saleh, disparus le 3 février.

L’entretien entre le président français et son homologue tchadien a duré une heure et demie environ. A la sortie de cet entretien – auquel assistait également le secrétaire général de la Francophonie , Abdou Diouf, et le commissaire européen au Développement, Louis Michel – Idriss Déby s’est exprimé devant les micros et les caméras. Il a annoncé qu’il était d’accord pour l’ouverture d’une commission d’enquête internationale sur le sort des disparus.

Le président tchadien a aussi annoncé qu’il y avait eu 400 morts à l’occasion des combats, début février à Ndjamena et que parmi les morts il y avait des chefs des partis politiques. Il a annoncé qu’il faudrait que cette commission d’enquête fasse la lumière sur tous les disparus.

A la question : « Est-ce que vous avez des nouvelles d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, qui sont, vous le savez, les deux principales figures politiques tchadiennes disparues le 3 février », il a répondu : « Je n’ai pas de nouvelles, c’est la commission d’enquête qui fera la lumière. Mais je puis vous annoncé dès maintenant que je recevrai la famille d’Ibni Oumar Mahamat Saleh ». Voilà, on en est là. Donc pour l’instant, le président Déby informe qu’il n’a aucune information sur ces deux disparus. Et, à la question : « Savez-vous si ces deux personnalités tchadiennes sont en vie ou pas ? », il a répondu : « Je ne sais pas ! ».
   Alors puisque le chef de guerre avoue 400 morts mais qu’il ne sait rien de plus, qui va parler?
   Les journalistes ont beaucoup de mal pour travailler au Tchad. Ils sont en danger.
   Le photographe-cinéaste Raymond Depardon, un temps otage d’Hissan Habré, s’en souvient encore. Et cela ne s’est pas arrangé depuis!