NOUS SOMMES EN GUERRE, jour 5
NOUS SOMMES EN GUERRE, jour 5 ( 21 MARS 2020!
Il est 20 heures: aux fenêtres des tours du XIIIème les Parisiens applaudissent, crient, sifflent, tapent sur une casserole, font des jeux de lumières. Ils encouragent les personnels du service public qui travaillent pour leur permettre de survivre dans leur confinement. Ils applaudissent aussi les précaires que l'on force au travailler pour sauver l'économie parce que l'on sait qu'ils seront les premiers oubliés lorsque la situation sera rétablie.
Les nouvelles de l'Italie sont alarmantes. Le nombre de morts dans la seule journée d'hier, 20 mars 2020, est très important. Cette information crée de l'angoisse en France quand les autorités sanitaires et gouvernementales ne cessent de dire que l'épidémie en France suivra la même courbe qu'en Italie.
Les images de l'Italie montrent des carabiniers équipés de masques. En France les policiers n'ont pas de masque. Ils en réclament toujours. Il faut dire que le ministère de l'intérieur se vante d'avoir mis 10 000 forces de l'ordre sur le terrain et d'avoir dressé 40 000 contraventions mais il n'a toujours pas donné satisfaction aux fonctionnaires.
La répression s'intensifie sur les personnes qui obéissent mal aux consignes de confinement. Le maire de Nice a interdit la promenade des Anglais et souhaite mettre en place un couvre-feu. A Paris, les contrôles sont opérés dans les gares et les aéroports pour éviter que trop de personnes quittent la capitale. Des consignes sont données pour que des personnes venant de régions infestées comme le Grand Est, la Corse ou la région parisienne ne transportent le virus dans d'autres régions.
Les sorties et les entrées des régions et des pays se ferment petit à petit et les fragilités des sociétés riches apparaissent à cette occasion. On apprend ainsi que l'Autriche, qui a fermé ses frontières avec ses voisins, va manquer de plusieurs milliers de travailleuses étrangères qui s'occupaient des personnes malades ou âgées.
Il ne reste plus aux " confinés et cons finauds", comme dit un humoriste, qu'à patienter en attendant la fin de ce bouleversement.
