Tout débute le 8 janvier dernier, quand l'instituteur invite ses élèves de CE2 à commenter les attentats commis à Paris. Ahmed aurait alors déclaré : «Il faut tuer les Français» ou encore «Je suis dans le camp des terroristes». Alerté par l'enseignant, le directeur de l'école convoque l'enfant, puis les parents, comme l'explique Libération. A cette occasion, le fils est réprimandé par ces derniers. Mais cela ne clôt pas l'affaire pour autant. Le directeur porte plainte contre le père Ahmed pour «intrusion» dans l'établissement et contre l'enfant pour «apologie du terrorisme», selon son avocat. L'enfant de 8 ans est placé en audition libre avec ses parents, hier, au commissariat. Stupéfait par l'âge de son client, son avocat Me Guez publie plusieurs tweets d'indignations. Il dénonce une forme d'hystérie collective. Pendant l'audition, en effet, ce dernier aurait indiqué qu'il ne savait pas ce que voulait dire le mot «terrorisme». Fabienne Lewandoski, directrice-adjointe de la sécurité publique des Alpes-Maritimes, confirme cette audition, au micro de BFMTV. Selon elle, «le but de cette audition était de comprendre ce qu'il s'était passé exactement, et ce qui avait pu le conduire à dire cela». Le commissaire Marcel Authie ajoute que «l'enfant a été entendu pendant 30 minutes, puis (il) a joué avec des jouets pendant l'audition de son père, civilement responsable. Visiblement, l'enfant ne comprend pas ce qu'il a dit. On ne sait pas où il est allé chercher ses propos».
L'avocat de l'enfant ne compte pas en rester là, d'autant qu'il accuse le corps enseignant d'avoir privé d'insuline l'enfant diabétique à une reprise, mais aussi de lui avoir dit : «arrête de creuser le sable, tu ne trouveras pas de mitraillette».
