29 mars 2008
HONGRIE 2008
HONGRIE 2008
29 mars 2008
Nous rentrons, ma femme et moi, d’un court voyage en Hongrie.
Pays historiquement, humainement et artistiquement passionnant.
Nous avons eu la chance d’être à Budapest le jour de la fête nationale, le 15 mars, anniversaire de l’insurrection de 1848. Ce jour-là, pas de défilé militaire comme pour notre fête nationale du 14 juillet confisquée par l’armée. Comme c’est une révolte qui a été initiée par les étudiants, les Hongrois ont fait de leur fête nationale une fête pour les enfants. Le pont des chaînes, les esplanades, les jardins et les places sont consacrées à des jeux d’enfants. Des jeux traditionels du moyen âge ou des activités culturelles comme le chant, la poésie, le dessin.
On croit rêver!
Il y a encore des pays européens qui s’intéressent aux enfants et qui sont capables d’éveiller leurs capacités artistiques et humaines plutôt que de flatter leur instinct guerrier!
Beaucoup de choses à découvrir dans ce pays qui a beaucoup souffert des invasions mais qui a su garder son esprit de révolte et puiser chez l’envahisseur les aspects positifs de sa culture.
Inutile de parler de la patisserie et de l’architecture que tous les touristes apprécient mais des aspects plus rélévateurs de leur civilisation m’a frappé.
D’abord un nombre considérable de librairies, de salles de spectacles toujours pleines ( nous avons eu la possibilité d’assister à plusieurs spectacles pendant le festival de printemps), un goût pour la musique et une capacité de critique sur sa propre histoire, avec le musée de la terreur qui dénonce l’action de la police politique sous l’occupation des nazis puis des soviétiques ( on n’a pas encore vu en France de musée de la gestapo!) et un parc où sont réunies des statues de l’époque communiste, démontées mais pas détruites et réexploitées aujourd’hui pour l’histoire et l’esprit critique.
Bravo les Hongrois, vous m’avez fait grand plaisir!
Une note amusante le soir de notre arrivée quand nous sommes aller manger au Karpatia: le chef d’orchestre qui venait proposer son DVD s’appelait Sarkosy. Nous avons plaisanté avec lui sur ce nom que nous cherchions à éviter.
Des Hongrois nous ont demandé ce que nous pensions du petit Nicolas. Quand nous leur avons proposé de le leur rendre, tous nous ont dit qu’ils n’en voulaient pas.
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