21 mai 2007
MERCI KEN LOACH
MERCI KEN LOACH
21 MAI 2007
Sarko = Tatcher ( briseur de grève) + Blair ( va-t-en guerre).
Nous allons avoir besoin de l’aide des militants étrangers pour résister aux assauts contre les droits des travailleurs qui se préparent en France.
De passage à la faculté de Jussieu, entre le festival de Cannes et Londres, Ken Loach a répondu à l’invitation des étudiants militants contre la guerre en Irack. Les deux amphis 24 et 34 étaient pleins. Ken Loach a exposé son point de vue sur le désastre irackien puis a parlé de la situation politique de la France.
Lui qui venait d’expliquer que c’est en soutenant les syndicats irackiens des travailleurs du pétrole que l’on pourrait faire reculer les Américains qui veulent transférer tous les bénéfices du pétrole irackien aux Etats Unis, il proposait une internationale des syndicats.
Mais cette internationale pourrait aussi être utile aux Français car ils doivent se préparer à une attaque du style Tatcher.
Ken Loach reconnaît dans la situation française présente tous les ingrédients de la politique Tatcher: il faut “ moderniser” l’économie, ce sont les règlementations du code du travail qui nous empêche d’avancer, l’opinion publique est d’accord pour supprimer les privilèges etc.
Il nous a dit dans quel état catastrophique se trouvent aujourd’hui les Anglais. Le successeur de Blair aurait même déclaré: “ Tout est à vendre sauf la police”
Alors parler de social-démocratie aujourd’hui est une plaisanterie. Le libéralisme écrase tout sur son passage.
A quoi sert le cinéma pour lutter contre ce rouleau compresseur? a demandé un intervenant.
Les syndicalistes disent en Angleterre que pour gagner il faut “ agiter, éduquer, organiser”. Ken Loach pense que le cinéma agite, éduque un peu, mais qu’après il faut s’organiser dans un groupe.
Un autre intervenant lui demande pourquoi dans ses films, les mouvements de rebellion finissent toujours par se diviser et par échouer. Le moment le plus difficile, dit Ken Loach, est le moment où l’adersaire demande de négocier. Certains acceptent de s’arrêter et d’autres veulent aller jusqu’au bout. C’est un moment très difficile qui souvent entraîne des divisions.
Je me souviens des violents débats de juin 68 avec les syndicalistes de la CGT qui nous demandaient d’accepter les accords et les nombreux militants qui se sentaient assez forts pour aller jusqu’au bout et obtenir plus.
Ce sont bien sûr ceux qui avaient déjà le pouvoir sur la classe ouvrière qui ont gagné et quelques mois après les acquis du moment étaient perdus par l’augmentation du coût de la vie et la reprise en main du gouvernement s’imposait.
Nous aurons besoin des amis étrangers.
Alors merci Ken Loach d’avoir compris l’inquiétude des Français et nos excuses pour avoir déçu tous ceux qui comptaient sur les Français pour résister au capitalisme triomphant.
Publicité
Commentaires