3 septembre 2005
ALBERT JACQUARD
Albert Jacquard
3 septembre 2005
Albert Jacquard
manifestation DAL, Paris
ALBERT JACQUARD
3 septembre 2005
Heureusement qu'il y a encore quelques personnes pour défendre les pauvres en France!
Albert Jacquard, président d'honneur de l'Association: DAL, est l'une des figures les plus marquantes.
Je l'ai entendu il y a deux jours, à la radio, sur France Inter, expliquer que s'occuper les personnes en difficulté sur notre territoire ce n'est pas seulement lutter pour les droits des populations africaines, mais c'est s'occuper des humains. " Il n'y a plus aujourd'hui de Français, d'Américains ou d'Africains, il n'y a que des humains"
Cet après-midi sur France 3 il venait dire aussi la nécessité de s'occuper réellement du problème des logements et il était une heure plus tard dans la manifestation des associations qui partait du quai de la gare, à Paris ( lieu symbolique où sont mortes 17 personnes) et rejoignait la place de la République.
Beaucoup de monde à cette manifestation de la rentrée. Est-ce que ce sont les plus exposés, les plus précaires, les immigrés les plus en danger qui vont ouvrir le cycle des revendications et des révoltes? C'était déjà le cas il y a quelques années dans le monde ouvrier, ça pourrait être encore le cas aujourd'hui pour le malaise de la société.
Comme disait Jacquart: " Ces personnes ne sont pas à notre charge. Elles nous aident à prendre conscience de notre fragilité"
J'en profite pour dire un mot de ce qui se passe dans le Sud des USA où beaucoup de gens pauvres meurent, après le cyclone, par manque de secours. La plus grande puissance du monde qui avait envoyé ses forces armées après le tsunami en Asie pour montrer qu'elle était la plus forte, est incapable aujourd'hui de venir en aide à ses propres concitoyens. Les Américains, ce qui est vraiment un comble! auraient fait appel à des médecins cubains. Et c'est là que l'on découvre que cette nation est pleine de pauvres, le plus souvent noirs, qui n'ont pas pu fuir et qui sont aujourd'hui les premières victimes.
Mais ne faisons pas trop les malins, nous Français. Car des situations similaires, en moins grave heureusement, se sont déjà produites sur les autoroutes couvertes par un peu de neige et demain, si une catastrophe nucléaire, par exemple, se produisait, je ne sais pas si notre pays pourrait sauver la population menacée.
Extrait du site Droit au Logement
Droit Au Logement
Expulsions : l'acharnement
Paris, vendredi 2 septembre 2005
Après les incendies meurtriers qui ont durement frappé la communauté
africaine et les mal-logés, sur fond de crise grave du logement,le
gouvernement agit. Il expulse médiatiquement les habitants de deux immeubles occupés par des familles sans logis,le jour de la rentrée scolaire, soit disant pour sécurité défaillante.
Or les familles de la rue de la fraternité, qui devaient être relogées dans les prochaines semaines, se sont organisées. Comme de nombreuses autres dans les taudis parisiens, pour prévenir de nouveaux incendies, elles se munissent d'extincteurs, font des veilles,des tours de garde, des exercices de simulation et d©ˆévacuation, et créent une sortie de secours..
Ce matin, Rue de la Fraternité, la police a tenté de faire rentrer de force dans leurs camions les familles expulsées pour les emmener à l'hôtel.
Les habitants du quartier ont été chargé par la police et finalement les familles ont été refoulées sur la place du Danube. Elles se sont depuis réfugiés dans le square de la Butte du chapeau Rouge.
Rue de la Tombe Issoire, les expulsés qui à la suite d'un arrêté de péril avaient refait à neuf le circuit électrique, ont accepté les hôtels de tourisme en banlieue, après avoir reçu de la police de fausses promesses de relogement.
La répression et la stigmatisation des personnes les plus exposées à la crise du logement c'est la grosse ficelle pour éviter de prendre des mesures de lutte contre la spéculation immobilière, la flambée des loyers, la marchandisation du logement social et en règle générale contre la crise du logement.
Hier, le premier Ministre a annoncé la réservation du terrain des Batignoles pour les classes moyennes et les étudiants. Pour les mal-logés, c'est le retour aux cités de transit dans des zones de relégation, gérés par la SONACOTRA, bien connue pour son incompétence à loger des familles avec enfants. La grande majorité des habitants de ces taudis ne sont d'ailleurs pas des squatters, mais des locataires aux mains des marchands de sommeil.
Conscients de l'intention du gouvernement à poursuivre les expulsions, à stigmatiser les squatters et les victimes des incendies, au lieu d©ˆorganiser leur relogement, nous dénonçons ce recours à la violence médiatisée qui a pour objet de dresser les gens les uns contre les autres.
Nous appelons à faire barrage à cette stratégie perverse, à la solidarité avec les expulsés, les expulsables, les sinistrés, les habitants de taudis.
Nous exigeons une politique du logement pour tous et toutes sans exclusive.
Manifestons massivement Samedi 3 septembre 2005
à 15h30 à Paris - M° Quai de la Gare
A l'appel d'une quarantaine d'organisations
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Incendies en série
Ce n'est pas une fatalité!
Paris, le 30 août 2005
A Paris, 26 morts rue de Provence, 2 morts rue de Pixéricourt, 17 morts boulevard Vincent Auriol, 7 morts rue du Roi Doré, 36 enfants décédés au total et des dizaines de blessés graves.
Les organisations signataires, réunies le 29 août à Paris, se recueillent devant les victimes des incendies qui viennent de se produire coup sur coup. Elles assurent les familles sinistrées de leur totale solidarité.
La communauté africaine et immigrée est durement frappée.
Une peur légitime s'empare de tous les ménages modestes, immigrés, précaires, sans-papiers, qui vivent dans ces brasiers en puissance : taudis, bidonvilles, foyers, logements surpeuplés, hôtels meublés.
Nous n'admettrons pas que "l'inventaire" de ces lieux soit le prétexte à amplifier les expulsions.
Ces drames révèlent la situation catastrophique du logement qui perdure depuis des années. Celle ci s'aggrave de jour en jour avec les mesures du gouvernement actuel.
L'inadmissible est dépassé, il faut des mesures d'urgence et une toute autre politique du logement à Paris, en Ile-de-France et dans tout le pays.
Il faut construire des logements sociaux en quantité et qualité pour satisfaire les besoins de toutes les familles.
Les organisations signataires appellent à manifester
SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005
A 15 H 30 Métro Quai de la Gare
NOUS EXIGEONS :
* des mesures d'urgence et de relogement de toutes les personnes sinistrées et menacées, dans de vrais logements aux normes et décents,
* des mesures de protections immédiates pour les résidents en attendant leur relogement,
* l'arrêt immédiat des expulsions locatives,
* la construction accélérée et massive de logements sociaux pour répondre aux besoins des 345.000 demandeurs d'Ile-de-France,
* la réquisition et la réhabilitation des logements vides, des logements sociaux viables promis à la démolition.
Nous exigeons une table ronde réunissant Etat, villes, associations, syndicats, constructeurs sociaux.
Les organisations signataires appellent également à un autre rassemblement
JEUDI 1er SEPTEMBRE à 18H. (M° Quai de la Gare)
Liste des premiers signataires :
AC !, ACT UP, APEIS, CAL, CGT, CGT URIF, CNL, CNSP, DAL, DROITS DEVANT !!, EUROPALESTINE, GISTI, Groupe CACR, LDH, MRAP, RESOCI, SUD PTT - EUROPALESTINE - CNSP -IACD - US SOLIDAIRES.
Ainsi que Les ALTERNATIFS, LCR, LO, PCF, Verts 13ème.
--------------------
Incendie lundi 29 août au soir rue du Roi Doré
Rassemblements de soutien
Mardi 30 août 2005 à 17H.
angle rue de Turennes/rue Saint Gilles (Paris 3ème)
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Nouvelle tragédie du mal-logement
bd Vincent Auriol, Paris 13ème
Rassemblement ce soir à 18h sur place
Paris, le 26 août 2005
17 personnes (bilan provisoire) dont une majorité d'enfants sont mortes cette nuit dans l'incendie de l'immeuble situé à l©ˆangle du bd Vincent Auriol et de la rue Flamand. Cet immeuble, mis à disposition par la Poste en novembre 1991 pour loger les familles en lutte du quai de la Gare * puis de Vincennes avait vocation à accueillir temporairement des familles en situation de grandes précarité, en attendant l'attribution d'un logement social. 14 ans après, des familles nombreuses que personne ne veut loger vivent cette tragédie qui est la conséquence directe de l'insuffisance de grands logements sociaux dont le DAL réclame depuis des années la construction.
Les mal-logés immigrés sont durement frappés cette année après une série d'incendies, dont celui de l'hôtel Opéra qui a fait 27 morts en avril. Après la tragédie de l'hôtel Paris-Opéra (qui continue à faire des victimes : un père de famille est décédé en juillet et 2 mères de famille ont été hospitalisées en août) et malgré les déclarations des responsables politiques au moment du drame, rien n'a changé. Rien n©ˆa été fait pour reloger les dizaines de milliers de mal-logés ou de sans-logis vivant en situation de surpeuplement (comme à Vincent Auriol), dans des hébergements inadaptés (comme à l'hôtel Opéra ou dans de nombreux hôtels parisiens), dans des taudis ou dans des bidonvilles.
Cette série d'incendies endeuille l'ensemble de la France et plus particulièrement les mal-logés Il ne suffit plus de faire des déclarations compassionnelles ou tonitruantes, de promettre des états des lieux qui ne viennent jamais (on attend toujours celui des hôtels insalubres promis après le drame de Paris-Opéra), pendant que les gouvernements successifs démolissent des logements sociaux (et plus particulièrement des grands logements).
Les Pouvoirs Publics doivent agir !
Rassemblement aujourd'hui le 26 aout à 18h
devant l'immeuble, à l'angle du Bd Vincent
Auriol et de la rue Flamand (Métro Quai de la Gare).)
Nous exigeons des mesures exceptionnelles en faveur des familles sinistrées :
nous demandons que les victimes ne soient pas considérées comme des
victimes de seconde zone et que des funérailles nationales soient organisées. Nous demandons que les rescapés ne soient pas dispersés dans des hôtels aux 4 coins de Paris et qu©ˆils soient relogés immédiatement dans des logements décents et définitifs.
Nous proposons l'organisation d'un Grenelle de la CRISE du logement et nous appelons à de fortes mobilisations pour exiger :
- La réalisation massive de vrais logements sociaux, accessibles aux ménages modestes et aux familles nombreuses
- L'abandon des politiques de démolitions des HLM, des ventes et de la dérégulation des HLM
- L'amélioration et l'application massive et immédiate de la loi de réquisition
--------
*(99 familles du DAL sans logis avaient occupé un terrain de la VDP sur le
chantier de la BNF de juillet à novembre 1991. Le Dal avait demandé la
réquisition de l'immeuble qui avait accueilli par la suite les familles de
l'esplanade de Vincennes).
--------------------
Drame de l'Hôtel Paris Opéra : Plus jamais ça
Relogement et régularisation immédiate des survivants !
Pour une politique sociale du logement !
Paris, le 19 avril 2005
En solidarité avec les victimes de la catastrophe de l'hôtel Paris Opéra,un comité de soutien aux sinistrés a été constitué à l'issue de la veillée de solidarité du 18 avril pour leur relogement et leur régularisation administrative.
Cet incendie quelle que soit son origine, n'est pas une fatalité, et le nombre disproportionné de victimes montre que cet hôtel était une souricière, dont les dispositifs de sécurité étaient insuffisants, l'accueil prolongé de plusieurs semaines ou de plusieurs mois de familles et personnes sans logis dans des hôtels de tourisme est inadapté.
L'aberration de l'hébergement précaire, coûteux et dangereux est la conséquence de politiques du logement de nature libérale, orientation renforcée depuis trois ans, qui alimentent la pénurie de logements bon marché.
Nous exigeons une table ronde avec la Ville de Paris et l'Etat, dont le gouvernement, pour :
- Que tous les sans-logis bénéficient de conditions décentes de logement quelle que soit leur situation administrative;
- loger en urgence dans de vrais logements ces familles et en régulariser celles qui ne disposent pas de titre de séjour. Elles sont toujours dans la précarité;
- Mettre en place immédiatement des alternatives à l'hébergement hôtelier de sansúlogis : réquisition et mise à disposition de logements vacants;
- arrêter toute expulsion sans relogement décent;
-Mettre en oeuvre la réalisation massive de logements sociaux destinés aux ménages modestes et précaires;
- Instituer un droit de recours pour les mal-logés et les sans-logis appelé le "droit au logement opposable".
Manifestons Jeudi 21 avril, RDV à 18h à proximité de l'hôtel
Comité de soutien (liste provisoire) : DAL, Coordination nationale des sans-papiers, ATTAC, Solidaires, LDH, AITEC, IPAM CEDETIM, CDSL, GISTI, AFVS, Coordination des travailleurs sociaux, CAL, Droits devant, CGT-Paris, Secours Catholique-Paris, Syndicat des médecins généralistes, Ras l'front organisations ayant signé l'appel à la veillée susceptibles de rejoindre le comité MRAP, ATMF, FTCR, Syndicat de la magistrature, FSU...
avec le soutien de : LCR ...
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Incendie meurtrier rue de Provence à Paris
Droit Au Logement appelle à un
rassemblement de solidarité à 18H
devant l'hôtel sinistré au 76 rue de Provence 75009
Paris, le 18 avril 2005
L'association Droit Au logement est frappée par l'horreur de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra dans lequel étaient hébergées des familles sans logis par les service sociaux. L'enquête démontrera si sont engagées les
responsabilités de l'hôtelier et éventuellement de la Préfecture de police chargée à Paris de vérifier la sécurité incendie dans les locaux "accueillant du public".
Il est essentiel de tirer la leçon de ce drame et de cesser d'héberger des familles dans des hôtels de tourisme, un pis-aller coûteux pour les collectivités publiques, inadapté, précaire et dangereux pour les familles sans logis, qui permet aux gérants d'hôtels bas de gamme et parfois des taudis de s'enrichir sur le dos des mal-logés. Plusieurs centaines de familles sont hébergées dans ces conditions à Paris et plusieurs milliers le sont en France.
Prenant acte de l'intervention rapide du Président de la République et du maire de Paris, Droit au Logement demande :
- au chef de l'Etat de donner ordre au gouvernement de faire appliquer la loi de réquisition, de suspendre les expulsions sans relogement;
- au maire de Paris et en règle général aux édiles locaux de renforcer activement la production de logements très sociaux, afin de mettre fin à cette pratique aberrante d'hébergement hôtelier qui s'est généralisée sur tout le territoire.
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Incendie meurtrier rue de Provence à Paris
Veillée de solidarité Lundi 18 avril 2005 à partir de 18H devant l'hôtel rue de Provence à Paris
Paris, le 15 avril 2005
Choqués par l'incendie meurtrier de l'hôtel paris Opéra, nous appelons à une veillée de solidarité et d'hommage aux victimes de cet incendie et à leurs
proches, lundi 18 avril, à partir de 18H, sur place (angle Mogador, rue de provence).
Nous demandons que l'enquète soit conduite rapidement afin de définir les responsabilités et les failles qui ont conduits à ce drame, car ce n'est pas une fatalité.
Nous nous inquiétons du devenir des sinistrés et estimons que l'Etat et la ville de Paris doivent faire preuve d©ˆhumanité et faire face à cette tragédie en logeant en urgence dans de vrais logements ces familles et en régularisant ceux qui ne disposent pas de titre de séjour.
Nous demandons que l'on cesse de loger durant des semaines voire des années des personnes et familles sans logis avec enfants dans des hôtels, et que des mesures alternatives et urgentes soient mise en oeuvre pour pallier à la pénurie de logements accessibles aux familles et personnes modestes, telles que l'application de la loi de réquisition, l©ˆarrêt des expulsions sans relogement la production massive de logements très sociaux, la reconnaissance du droit au logement opposable.
Appellent déjà à manifester : DAL, Coordination nationale des sans papier, ATTAC, fédération Sud rail, fédération Sud étudiant, AITEC, CEDETIM ...
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L'incendie meurtrier de la rue de Provence :
il faut cesser de loger des familles dans des hôtels
Paris, le 15 avril 2005
L'association Droit Au logement est frappé par l'horreur de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra; dans lequel étaient hébergées des familles sans logis par les service sociaux.
L'enquête démontrera si est engagée la responsabilité de l'hôtelier et éventuellement de la Préfecture de police chargée à Paris de vérifier la sécurité incendie dans les locaux "accueillant du public.
Par contre il faut tirer la leçon de ce drame et cesser d'héberger des familles dans des hôtels de tourisme, un pis-aller coûteux pour les collectivités publiques , inadapté, précaire et dangereux pour les familles sans logis, qui permet aux gérants d'hôtels bas de gamme et parfois des taudis de s'enrichir sur le dos des mal-logés.
Plusieurs centaines de familles sont hébergées dans ces conditions à Paris et plusieurs milliers le sont en France.
Il semblerait que des familles suivies par l'association aient été logées dans cet hôtel. L'association fait des vérifications.
Prenant acte de l'intervention rapide du Président de la république et du maire de Paris, Droit au Logement demande au chef de l'Etat de donner ordre au gouvernement de faire appliquer la loi de réquisition, et au maire de Paris et en règle général aux édiles locaux de renforcer activement la production de logements très sociaux, afin de mettre fin à cette pratique aberrante d'hébergement hôtelier qui s'est généralisée sur tout le territoire.
Albert Jacquard
manifestation DAL, Paris
ALBERT JACQUARD
3 septembre 2005
Heureusement qu'il y a encore quelques personnes pour défendre les pauvres en France!
Albert Jacquard, président d'honneur de l'Association: DAL, est l'une des figures les plus marquantes.
Je l'ai entendu il y a deux jours, à la radio, sur France Inter, expliquer que s'occuper les personnes en difficulté sur notre territoire ce n'est pas seulement lutter pour les droits des populations africaines, mais c'est s'occuper des humains. " Il n'y a plus aujourd'hui de Français, d'Américains ou d'Africains, il n'y a que des humains"
Cet après-midi sur France 3 il venait dire aussi la nécessité de s'occuper réellement du problème des logements et il était une heure plus tard dans la manifestation des associations qui partait du quai de la gare, à Paris ( lieu symbolique où sont mortes 17 personnes) et rejoignait la place de la République.
Beaucoup de monde à cette manifestation de la rentrée. Est-ce que ce sont les plus exposés, les plus précaires, les immigrés les plus en danger qui vont ouvrir le cycle des revendications et des révoltes? C'était déjà le cas il y a quelques années dans le monde ouvrier, ça pourrait être encore le cas aujourd'hui pour le malaise de la société.
Comme disait Jacquart: " Ces personnes ne sont pas à notre charge. Elles nous aident à prendre conscience de notre fragilité"
J'en profite pour dire un mot de ce qui se passe dans le Sud des USA où beaucoup de gens pauvres meurent, après le cyclone, par manque de secours. La plus grande puissance du monde qui avait envoyé ses forces armées après le tsunami en Asie pour montrer qu'elle était la plus forte, est incapable aujourd'hui de venir en aide à ses propres concitoyens. Les Américains, ce qui est vraiment un comble! auraient fait appel à des médecins cubains. Et c'est là que l'on découvre que cette nation est pleine de pauvres, le plus souvent noirs, qui n'ont pas pu fuir et qui sont aujourd'hui les premières victimes.
Mais ne faisons pas trop les malins, nous Français. Car des situations similaires, en moins grave heureusement, se sont déjà produites sur les autoroutes couvertes par un peu de neige et demain, si une catastrophe nucléaire, par exemple, se produisait, je ne sais pas si notre pays pourrait sauver la population menacée.
Extrait du site Droit au Logement
Droit Au Logement
Expulsions : l'acharnement
Paris, vendredi 2 septembre 2005
Après les incendies meurtriers qui ont durement frappé la communauté
africaine et les mal-logés, sur fond de crise grave du logement,le
gouvernement agit. Il expulse médiatiquement les habitants de deux immeubles occupés par des familles sans logis,le jour de la rentrée scolaire, soit disant pour sécurité défaillante.
Or les familles de la rue de la fraternité, qui devaient être relogées dans les prochaines semaines, se sont organisées. Comme de nombreuses autres dans les taudis parisiens, pour prévenir de nouveaux incendies, elles se munissent d'extincteurs, font des veilles,des tours de garde, des exercices de simulation et d©ˆévacuation, et créent une sortie de secours..
Ce matin, Rue de la Fraternité, la police a tenté de faire rentrer de force dans leurs camions les familles expulsées pour les emmener à l'hôtel.
Les habitants du quartier ont été chargé par la police et finalement les familles ont été refoulées sur la place du Danube. Elles se sont depuis réfugiés dans le square de la Butte du chapeau Rouge.
Rue de la Tombe Issoire, les expulsés qui à la suite d'un arrêté de péril avaient refait à neuf le circuit électrique, ont accepté les hôtels de tourisme en banlieue, après avoir reçu de la police de fausses promesses de relogement.
La répression et la stigmatisation des personnes les plus exposées à la crise du logement c'est la grosse ficelle pour éviter de prendre des mesures de lutte contre la spéculation immobilière, la flambée des loyers, la marchandisation du logement social et en règle générale contre la crise du logement.
Hier, le premier Ministre a annoncé la réservation du terrain des Batignoles pour les classes moyennes et les étudiants. Pour les mal-logés, c'est le retour aux cités de transit dans des zones de relégation, gérés par la SONACOTRA, bien connue pour son incompétence à loger des familles avec enfants. La grande majorité des habitants de ces taudis ne sont d'ailleurs pas des squatters, mais des locataires aux mains des marchands de sommeil.
Conscients de l'intention du gouvernement à poursuivre les expulsions, à stigmatiser les squatters et les victimes des incendies, au lieu d©ˆorganiser leur relogement, nous dénonçons ce recours à la violence médiatisée qui a pour objet de dresser les gens les uns contre les autres.
Nous appelons à faire barrage à cette stratégie perverse, à la solidarité avec les expulsés, les expulsables, les sinistrés, les habitants de taudis.
Nous exigeons une politique du logement pour tous et toutes sans exclusive.
Manifestons massivement Samedi 3 septembre 2005
à 15h30 à Paris - M° Quai de la Gare
A l'appel d'une quarantaine d'organisations
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Incendies en série
Ce n'est pas une fatalité!
Paris, le 30 août 2005
A Paris, 26 morts rue de Provence, 2 morts rue de Pixéricourt, 17 morts boulevard Vincent Auriol, 7 morts rue du Roi Doré, 36 enfants décédés au total et des dizaines de blessés graves.
Les organisations signataires, réunies le 29 août à Paris, se recueillent devant les victimes des incendies qui viennent de se produire coup sur coup. Elles assurent les familles sinistrées de leur totale solidarité.
La communauté africaine et immigrée est durement frappée.
Une peur légitime s'empare de tous les ménages modestes, immigrés, précaires, sans-papiers, qui vivent dans ces brasiers en puissance : taudis, bidonvilles, foyers, logements surpeuplés, hôtels meublés.
Nous n'admettrons pas que "l'inventaire" de ces lieux soit le prétexte à amplifier les expulsions.
Ces drames révèlent la situation catastrophique du logement qui perdure depuis des années. Celle ci s'aggrave de jour en jour avec les mesures du gouvernement actuel.
L'inadmissible est dépassé, il faut des mesures d'urgence et une toute autre politique du logement à Paris, en Ile-de-France et dans tout le pays.
Il faut construire des logements sociaux en quantité et qualité pour satisfaire les besoins de toutes les familles.
Les organisations signataires appellent à manifester
SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005
A 15 H 30 Métro Quai de la Gare
NOUS EXIGEONS :
* des mesures d'urgence et de relogement de toutes les personnes sinistrées et menacées, dans de vrais logements aux normes et décents,
* des mesures de protections immédiates pour les résidents en attendant leur relogement,
* l'arrêt immédiat des expulsions locatives,
* la construction accélérée et massive de logements sociaux pour répondre aux besoins des 345.000 demandeurs d'Ile-de-France,
* la réquisition et la réhabilitation des logements vides, des logements sociaux viables promis à la démolition.
Nous exigeons une table ronde réunissant Etat, villes, associations, syndicats, constructeurs sociaux.
Les organisations signataires appellent également à un autre rassemblement
JEUDI 1er SEPTEMBRE à 18H. (M° Quai de la Gare)
Liste des premiers signataires :
AC !, ACT UP, APEIS, CAL, CGT, CGT URIF, CNL, CNSP, DAL, DROITS DEVANT !!, EUROPALESTINE, GISTI, Groupe CACR, LDH, MRAP, RESOCI, SUD PTT - EUROPALESTINE - CNSP -IACD - US SOLIDAIRES.
Ainsi que Les ALTERNATIFS, LCR, LO, PCF, Verts 13ème.
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Incendie lundi 29 août au soir rue du Roi Doré
Rassemblements de soutien
Mardi 30 août 2005 à 17H.
angle rue de Turennes/rue Saint Gilles (Paris 3ème)
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Nouvelle tragédie du mal-logement
bd Vincent Auriol, Paris 13ème
Rassemblement ce soir à 18h sur place
Paris, le 26 août 2005
17 personnes (bilan provisoire) dont une majorité d'enfants sont mortes cette nuit dans l'incendie de l'immeuble situé à l©ˆangle du bd Vincent Auriol et de la rue Flamand. Cet immeuble, mis à disposition par la Poste en novembre 1991 pour loger les familles en lutte du quai de la Gare * puis de Vincennes avait vocation à accueillir temporairement des familles en situation de grandes précarité, en attendant l'attribution d'un logement social. 14 ans après, des familles nombreuses que personne ne veut loger vivent cette tragédie qui est la conséquence directe de l'insuffisance de grands logements sociaux dont le DAL réclame depuis des années la construction.
Les mal-logés immigrés sont durement frappés cette année après une série d'incendies, dont celui de l'hôtel Opéra qui a fait 27 morts en avril. Après la tragédie de l'hôtel Paris-Opéra (qui continue à faire des victimes : un père de famille est décédé en juillet et 2 mères de famille ont été hospitalisées en août) et malgré les déclarations des responsables politiques au moment du drame, rien n'a changé. Rien n©ˆa été fait pour reloger les dizaines de milliers de mal-logés ou de sans-logis vivant en situation de surpeuplement (comme à Vincent Auriol), dans des hébergements inadaptés (comme à l'hôtel Opéra ou dans de nombreux hôtels parisiens), dans des taudis ou dans des bidonvilles.
Cette série d'incendies endeuille l'ensemble de la France et plus particulièrement les mal-logés Il ne suffit plus de faire des déclarations compassionnelles ou tonitruantes, de promettre des états des lieux qui ne viennent jamais (on attend toujours celui des hôtels insalubres promis après le drame de Paris-Opéra), pendant que les gouvernements successifs démolissent des logements sociaux (et plus particulièrement des grands logements).
Les Pouvoirs Publics doivent agir !
Rassemblement aujourd'hui le 26 aout à 18h
devant l'immeuble, à l'angle du Bd Vincent
Auriol et de la rue Flamand (Métro Quai de la Gare).)
Nous exigeons des mesures exceptionnelles en faveur des familles sinistrées :
nous demandons que les victimes ne soient pas considérées comme des
victimes de seconde zone et que des funérailles nationales soient organisées. Nous demandons que les rescapés ne soient pas dispersés dans des hôtels aux 4 coins de Paris et qu©ˆils soient relogés immédiatement dans des logements décents et définitifs.
Nous proposons l'organisation d'un Grenelle de la CRISE du logement et nous appelons à de fortes mobilisations pour exiger :
- La réalisation massive de vrais logements sociaux, accessibles aux ménages modestes et aux familles nombreuses
- L'abandon des politiques de démolitions des HLM, des ventes et de la dérégulation des HLM
- L'amélioration et l'application massive et immédiate de la loi de réquisition
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*(99 familles du DAL sans logis avaient occupé un terrain de la VDP sur le
chantier de la BNF de juillet à novembre 1991. Le Dal avait demandé la
réquisition de l'immeuble qui avait accueilli par la suite les familles de
l'esplanade de Vincennes).
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Drame de l'Hôtel Paris Opéra : Plus jamais ça
Relogement et régularisation immédiate des survivants !
Pour une politique sociale du logement !
Paris, le 19 avril 2005
En solidarité avec les victimes de la catastrophe de l'hôtel Paris Opéra,un comité de soutien aux sinistrés a été constitué à l'issue de la veillée de solidarité du 18 avril pour leur relogement et leur régularisation administrative.
Cet incendie quelle que soit son origine, n'est pas une fatalité, et le nombre disproportionné de victimes montre que cet hôtel était une souricière, dont les dispositifs de sécurité étaient insuffisants, l'accueil prolongé de plusieurs semaines ou de plusieurs mois de familles et personnes sans logis dans des hôtels de tourisme est inadapté.
L'aberration de l'hébergement précaire, coûteux et dangereux est la conséquence de politiques du logement de nature libérale, orientation renforcée depuis trois ans, qui alimentent la pénurie de logements bon marché.
Nous exigeons une table ronde avec la Ville de Paris et l'Etat, dont le gouvernement, pour :
- Que tous les sans-logis bénéficient de conditions décentes de logement quelle que soit leur situation administrative;
- loger en urgence dans de vrais logements ces familles et en régulariser celles qui ne disposent pas de titre de séjour. Elles sont toujours dans la précarité;
- Mettre en place immédiatement des alternatives à l'hébergement hôtelier de sansúlogis : réquisition et mise à disposition de logements vacants;
- arrêter toute expulsion sans relogement décent;
-Mettre en oeuvre la réalisation massive de logements sociaux destinés aux ménages modestes et précaires;
- Instituer un droit de recours pour les mal-logés et les sans-logis appelé le "droit au logement opposable".
Manifestons Jeudi 21 avril, RDV à 18h à proximité de l'hôtel
Comité de soutien (liste provisoire) : DAL, Coordination nationale des sans-papiers, ATTAC, Solidaires, LDH, AITEC, IPAM CEDETIM, CDSL, GISTI, AFVS, Coordination des travailleurs sociaux, CAL, Droits devant, CGT-Paris, Secours Catholique-Paris, Syndicat des médecins généralistes, Ras l'front organisations ayant signé l'appel à la veillée susceptibles de rejoindre le comité MRAP, ATMF, FTCR, Syndicat de la magistrature, FSU...
avec le soutien de : LCR ...
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Incendie meurtrier rue de Provence à Paris
Droit Au Logement appelle à un
rassemblement de solidarité à 18H
devant l'hôtel sinistré au 76 rue de Provence 75009
Paris, le 18 avril 2005
L'association Droit Au logement est frappée par l'horreur de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra dans lequel étaient hébergées des familles sans logis par les service sociaux. L'enquête démontrera si sont engagées les
responsabilités de l'hôtelier et éventuellement de la Préfecture de police chargée à Paris de vérifier la sécurité incendie dans les locaux "accueillant du public".
Il est essentiel de tirer la leçon de ce drame et de cesser d'héberger des familles dans des hôtels de tourisme, un pis-aller coûteux pour les collectivités publiques, inadapté, précaire et dangereux pour les familles sans logis, qui permet aux gérants d'hôtels bas de gamme et parfois des taudis de s'enrichir sur le dos des mal-logés. Plusieurs centaines de familles sont hébergées dans ces conditions à Paris et plusieurs milliers le sont en France.
Prenant acte de l'intervention rapide du Président de la République et du maire de Paris, Droit au Logement demande :
- au chef de l'Etat de donner ordre au gouvernement de faire appliquer la loi de réquisition, de suspendre les expulsions sans relogement;
- au maire de Paris et en règle général aux édiles locaux de renforcer activement la production de logements très sociaux, afin de mettre fin à cette pratique aberrante d'hébergement hôtelier qui s'est généralisée sur tout le territoire.
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Incendie meurtrier rue de Provence à Paris
Veillée de solidarité Lundi 18 avril 2005 à partir de 18H devant l'hôtel rue de Provence à Paris
Paris, le 15 avril 2005
Choqués par l'incendie meurtrier de l'hôtel paris Opéra, nous appelons à une veillée de solidarité et d'hommage aux victimes de cet incendie et à leurs
proches, lundi 18 avril, à partir de 18H, sur place (angle Mogador, rue de provence).
Nous demandons que l'enquète soit conduite rapidement afin de définir les responsabilités et les failles qui ont conduits à ce drame, car ce n'est pas une fatalité.
Nous nous inquiétons du devenir des sinistrés et estimons que l'Etat et la ville de Paris doivent faire preuve d©ˆhumanité et faire face à cette tragédie en logeant en urgence dans de vrais logements ces familles et en régularisant ceux qui ne disposent pas de titre de séjour.
Nous demandons que l'on cesse de loger durant des semaines voire des années des personnes et familles sans logis avec enfants dans des hôtels, et que des mesures alternatives et urgentes soient mise en oeuvre pour pallier à la pénurie de logements accessibles aux familles et personnes modestes, telles que l'application de la loi de réquisition, l©ˆarrêt des expulsions sans relogement la production massive de logements très sociaux, la reconnaissance du droit au logement opposable.
Appellent déjà à manifester : DAL, Coordination nationale des sans papier, ATTAC, fédération Sud rail, fédération Sud étudiant, AITEC, CEDETIM ...
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L'incendie meurtrier de la rue de Provence :
il faut cesser de loger des familles dans des hôtels
Paris, le 15 avril 2005
L'association Droit Au logement est frappé par l'horreur de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra; dans lequel étaient hébergées des familles sans logis par les service sociaux.
L'enquête démontrera si est engagée la responsabilité de l'hôtelier et éventuellement de la Préfecture de police chargée à Paris de vérifier la sécurité incendie dans les locaux "accueillant du public.
Par contre il faut tirer la leçon de ce drame et cesser d'héberger des familles dans des hôtels de tourisme, un pis-aller coûteux pour les collectivités publiques , inadapté, précaire et dangereux pour les familles sans logis, qui permet aux gérants d'hôtels bas de gamme et parfois des taudis de s'enrichir sur le dos des mal-logés.
Plusieurs centaines de familles sont hébergées dans ces conditions à Paris et plusieurs milliers le sont en France.
Il semblerait que des familles suivies par l'association aient été logées dans cet hôtel. L'association fait des vérifications.
Prenant acte de l'intervention rapide du Président de la république et du maire de Paris, Droit au Logement demande au chef de l'Etat de donner ordre au gouvernement de faire appliquer la loi de réquisition, et au maire de Paris et en règle général aux édiles locaux de renforcer activement la production de logements très sociaux, afin de mettre fin à cette pratique aberrante d'hébergement hôtelier qui s'est généralisée sur tout le territoire.
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