NOUS SOMMES EN GUERRE, jour 85
NOUS SOMMES EN GUERRE, jour 85 ( 09/06/2020)
FEMMES. Elles ont été en première ligne dans la lutte sanitaire contre le coronavirus, elles n’ont pas hésité à prendre des risques pour elles-mêmes et pour leur famille, elles ont été applaudies par la population et elles attendent maintenant une reconnaissance de la valeur de leur engagement et une revalorisation de leurs salaires.
Dans toutes les guerres les femmes sont les premières victimes mais aussi celles qui assurent la survie de la population. Et pourtant, dès que la guerre est terminée, elles sont oubliées et contraintes de subir la domination masculine. En sera-t-il de même après cette fausse guerre sanitaire ?
Elles ont décidé, à juste titre, cette fois, de revendiquer leurs droits. Elles vont à nouveau manifester dans la rue. Elles seront soutenues par des syndicats mais surtout par une partie de la population française. Peut-être que le gouvernement n’osera pas donner l’ordre aux forces de police de les gazer comme il l’a fait avant la catastrophe sanitaire.
« On vient les soutenir dans la rue » : le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation pour les soignants
Une coalition de syndicats et de collectifs hospitaliers invite à une « journée nationale d’initiatives et de grève » le 16 juin, pour obliger l’exécutif à prendre en compte les revendications des personnels de santé.
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé, dans la soirée du dimanche 7 juin, que les citoyens auraient l’« occasion » de témoigner leur soutien aux personnels soignants mobilisés lors de la crise sanitaire en descendant dans la rue le 16 juin.
Les avoir acclamés chaque soir durant le confinement, « c’est très bien », a assuré le dirigeant syndical sur BFM-TV. Mais cette journée nationale d’action est « l’occasion pour beaucoup de salariés, beaucoup de citoyens de dire, après les avoir applaudis, “on vient les soutenir dans la rue” ».
Son organisation est membre d’une coalition de syndicats et de collectifs hospitaliers qui appelle à une « journée nationale d’initiatives et de grève » le 16 juin pour obliger l’exécutif à prendre « en compte l’ensemble de leurs revendications ».
Ils réclament, notamment, une « revalorisation générale des salaires », un « plan de recrutement », un « plan de formation » et « l’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits ».
Ces sujets ont été abordés, jeudi, lors de la réception des organisations syndicales et patronales par le président de la République, Emmanuel Macron, et le premier ministre, Edouard Philippe, a précisé Philippe Martinez.
« On a été à l’Elysée pour dire au président de la République “tout ce que vous avez dit pendant le confinement (…), qu’est-ce qu’on attend pour le faire ?” », a-t-il fait valoir, évoquant la revalorisation des salaires des soignants mais aussi des « deuxièmes lignes, ceux qu’on appelle les “premiers de corvée” ».
« C’est bien les beaux discours, les médailles, mais il faut des actes concrets. »
La mobilisation du 16 juin aura lieu en plein milieu du « Ségur de la santé », vaste concertation lancée par l’exécutif le 25 mai et censée aboutir d’ici mi-juillet afin de concrétiser le « plan massif d’investissement et de revalorisation » annoncé fin mars par Emmanuel Macron.
