La guerre pour l'uranium 24
Tout se déroule au Mali selon les désirs de la France, puissance néocoloniale.
L'important dispositif sécuritaire mis en place permet d'affirmer ce matin, 29 juillet 2013, lendemain du premier tour des élections présidentielles imposées par la France, que tout s'est bien passé. Toute la presse française s'en fait l'écho.
Le candidat choisi par la France, Ibrahim Boubakar Keita, serait largement en tête et pourrait l'emporter dès le premier tour. Ceci éviterait d'organiser, avec difficultés, un second tour toujours risqué.
Le président français a félicité les Maliens qui ont voté et félicitera bientôt son candidat et ami, formé en France, vice président de l'Internationale socialiste.
Les affaires pourront bientôt reprendre, sous le contrôle d'une puissante armée " internationale", dominée par la France et installée au Mali pour de nombreuses années.
D'après Le Monde:
Présidentielle au Mali : Ibrahim Boubacar Keita serait en tête
Les premiers résultats de l'élection présidentielle au Mali, organisée dimanche 28 juillet, donnaient une très nette avance à l'ex-premier ministre de 69 ans, Ibrahim Boubacar Keita, selon la presse malienne. Ces résultats – non officiels – montrent que M. Keita pourrait même créer la surprise et l'emporter dès le premier tour.
Dès que ces informations ont été diffusées par les radios locales, des milliers de partisans de "IBK" se sont rendus au quartier général de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM) et à son domicile de Bamako. Tous scandaient "IBK, l'homme qu'il nous faut".
PAS D'INCIDENTS NOTABLES
Ibrahim Boubacar Keita, cacique de la vie politique malienne, est l'un des deux grands favoris du scrutin avec Soumaïla Cissé, 63 ans, ancien ministre des finances et ex-président de la commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).
En dépit de menaces d'un groupe jihadiste armé, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), le scrutin s'est déroulé sans incidents et a été marqué par une forte mobilisation, selon des observateurs nationaux indépendants.
Dans les villes du Nord, Kidal, Gao et Tombouctou, région qui a subi en 2012 la violence et l'occupation de rebelles touareg et de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, le vote s'est tenu sous la surveillance de casques bleus de la force de l'ONU, la Minusma, et de l'armée malienne assistés par les 3 200 soldats Français restés au Mali après leur intervention en janvier pour chasser les jihadistes.
François Hollande a d'ailleurs salué dans un communiqué "le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d'incident majeur".
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D'après l'AFP
Mali: François Hollande salue « le bon déroulement du scrutin »
Le calme des élections présidentielles au Mali a été salué par le président de la République, François Hollande. Ce dernier « salue le bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incident majeur », dans un communiqué publié lundi 29 juillet.
« Victoire obtenue sur les terroristes »
Les « premières observations de la mission de l’Union Européenne » ont noté cette absence d’incidents en dépit de menaces proférées par un groupe jihadiste. « Cette élection consacre le retour du Mali à l’ordre constitutionnel, après la victoire obtenue sur les terroristes et la libération du territoire, » se félicite le président de la République.
« La participation sans précédent observée hier au Mali témoigne de l’attachement des Maliens aux valeurs démocratiques. C’est une chance et un symbole », conclut-il.
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D'après le site Wikipedia
Ibrahim Boubacar Keïta
Né en 1945 à Koutiala, Ibrahim Boubacar Keïta a fait ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée Askia Mohamed de Bamako. Il a étudié à la faculté des lettres de l’université de Dakar puis à l’Université de Paris I- Panthéon Sorbonne et à l’Institut d'histoire des relations internationales contemporaines (IHRIC). Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un diplôme d'études approfondies en politique et relations internationales.
Après ses études, il est chargé de recherche au CNRS et enseigne les systèmes politiques du Tiers-Monde à l’Université de Paris Tolbiac. De retour au Mali, il devient conseiller technique principal du Fonds européen de développement (FED), chargé de la mise en œuvre du premier programme de micro-réalisations par la Communauté économique européenne au Mali. Il est ensuite directeur-représentant de Terre des Hommes France (TDHF), ONG française et internationale pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Militant de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), il est le directeur adjoint de la campagne d’Alpha Oumar Konaré pour l’élection présidentielle en avril et mai 1992. Après son élection, le nouveau président le nomme en juin 1992 conseiller diplomatique, porte-parole du président de la République du Mali. En novembre 1992, il est nommé ambassadeur du Mali auprès de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Burkina Faso et du Niger.
En novembre 1993 il devient ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. Quelques mois plus tard, le 4 février 1994, le président Alpha Oumar Konaré le nomme Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu’en février 2000. Il préside l’ADEMA-PASJ.
En 1999, il devient vice-président de l’Internationale socialiste.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2002, alors qu’il souhaite poser sa candidature pour succéder à Alpha Oumar Konaré, des dissensions au sein du parti présidentiel l’entraînent à donner sa démission de Premier ministre le 14 février 2000, puis de la présidence du parti en octobre 2000. Il quitte alors l’ADEMA-PASJ avec ses partisans pour fonder le Rassemblement pour le Mali (RPM), formation qu’il préside depuis juin 2001.
En 2002, il est candidat à l’élection présidentielle. À l’issue du premier tour, il arrive en troisième position derrière Soumaïla Cissé et Amadou Toumani Touré. Il contestera ces résultats.
Après les élections législatives, il est élu président de l’Assemblée nationale.
Ibrahim Boubacar Keïta est président du comité exécutif de l’Union parlementaire africaine.