SYMPA LA CRISE. 8
SYMPA LA CRISE . 8
16 avril 2009
INSÉCURITÉ
Plus il y a de policiers, d’hommes ou femmes armés, d’agents de sécurité à l’entrée des bâtiments administratifs, des lieux publics et des commerces et plus on se sent en insécurité.
Ce climat de peur et de tension, entretenu par ceux qui souhaitent dominer la société, crée un malaise qui rend les gens agressifs et lâches.
J’ai été surpris, hier, de constater que l’on ne pouvait plus entrer librement à l’UNESCO. Il faut non seulement une invitation précise, laisser ses papiers d’identité, mais aussi passer sous un portique, type aéroport. Cela semblait normal, il y a dix ans, à l’entrée de la banque de France, mais cela devient ordinaire à l’entrée du Centre culturel de Beaubourg et bientôt deviendra banal à l’entrée de certains quartiers dans la ville. C’est le retour aux portes d’entrée dans les villes du Moyen Age, aux châteaux fortifiés, aux villages protégés par un seigneur de guerre.
Alors la population doit baisser la tête sous l’oeil inquisiteur des gardiens, accepter les humiliations des contrôles et des soupçons et parfois recevoir des coups si la moindre rebellion se manifeste.
Il n’est donc pas étonnant que la France soit montrée du doigt, aujourd’hui, par l’association Amnesty International. Voici un texte publié au sujet de la police:
Sur le site : http://www.amnesty.fr/_info/rapport_france/
France. Des policiers au-dessus des lois
Les homicides illégaux, les passages à tabac, les injures racistes et
l’usage abusif de la force par les agents de la force publique sont
interdits en toutes circonstances par le droit international. Or, en France,
les plaintes pour ce type de violations des droits humains ne sont pas
souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont
rarement traduits en justice, affirme Amnesty International dans un nouveau
rapport, qui paraît ce jeudi 2 avril 2009.
« Dans un climat où les violences policières ne sont pas toujours
contrôlées, l’impunité de fait dont bénéficient régulièrement les agents de
la force publique en France est inacceptable », a déclaré David Diaz-Jogeix,
directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty
International.
Le rapport d'Amnesty International intitulé France : des policiers au-dessus
des lois condamne le fait que des mauvais traitements policiers, des injures
racistes et des utilisations abusives de la force continuent d’être signalés
tandis que les procédures d’enquête sur ces allégations ne sont toujours pas
à la hauteur des normes requises par le droit international. L’organisation
constate par ailleurs une tendance croissante à l’inculpation pour « outrage
» ou « rébellion » des victimes ou des témoins de mauvais traitements commis
par des agents de la force publique.
Les nombreux cas étudiés par Amnesty International dans le cadre de la
préparation de ce rapport montrent que, si les victimes de mauvais
traitements et d’autres violations des droits humains sont aussi bien des
hommes que des femmes et appartiennent à toutes les tranches d’âge, la
grande majorité des plaintes concernent des ressortissants étrangers ou des
Français appartenant à une minorité dite « visible ».
« La tâche des responsables de l’application des lois en France est
difficile et dangereuse, et les expose souvent à des risques importants. Il
n’en demeure pas moins que, quand des fautes sont commises par la police,
elles doivent faire l’objet dans les plus brefs délais d’enquêtes
exhaustives, indépendantes et impartiales », a souligné David Diaz Jogeix.
« Les gens doivent pouvoir faire confiance à leur police. Or, aujourd’hui,
ce n’est souvent pas le cas. Cette confiance ne sera possible que lorsque
les gens verront que des mesures disciplinaires appropriées sont prises en
temps voulu, et que les policiers responsables d’actes criminels sont
traduits en justice selon une procédure impartiale et indépendante. Une
telle confiance est aussi indispensable pour protéger la réputation de la
majorité des représentants de l’ordre qui remplissent leur devoir avec
professionnalisme et dans le respect de la légalité »
Certes, les plaintes déposées contre la police ne sont pas toutes fondées,
mais l’écart entre le nombre de plaintes reçues et le nombre de sanctions
disciplinaires prises permet de s’interroger sur l’exhaustivité et
l’impartialité des enquêtes. D’après les informations limitées qu’Amnesty
International a pu obtenir, sur 663 plaintes examinées par l’organe
d’inspection de la police en 2005, seulement 16 ont conduit à la radiation
des agents concernés ; en 2006, seules huit allégations de violence sur 639
ont abouti à une telle radiation. De très nombreuses plaintes déposées
contre des agents des forces de l’ordre sont classées sans suite par le
parquet avant même d’arriver jusqu’au tribunal.
« Les gens ont le droit de porter plainte mais, dès qu’il s’agit de plaintes
contre des policiers, les chances d’obtenir gain de cause sont très minces.
Institutionnellement, le système judiciaire favorise les agents des forces
de l’ordre. Les victimes, dont beaucoup sont des ressortissants étrangers ou
des Français issus de minorités ethniques, sont trop souvent privées de
justice », a ajouté David Diaz-Jogeix.
Amnesty International continue d’appeler les autorités françaises à prendre
des mesures pour réformer le système actuel et à créer une commission
indépendante pour s’occuper des plaintes, avec des pouvoirs et des moyens
suffisants pour mener des enquêtes exhaustives et efficaces.
« Les autorités françaises doivent prendre les mesures nécessaires pour que
personne ne soit au-dessus des lois. Il est indispensable que le grand
public ait confiance en la police », a conclu David Diaz-Jogeix.
http://www.amnesty.fr/despoliciersaudessusdeslois
Liste des documents disponibles pour plus d’informations
Rapport France : des policiers au-dessus des lois (index AI : EUR
21/003/2009). Disponible à partir du 2 avril 2009.
Synthèse Média Exemples de cas de violences policières (index AI : EUR
21/007/2009). Disponible à partir du 2 avril 2009.
Synthèse Média Critiques nationales et internationales des organes français
chargés de faire respecter les lois (2 avril 2009)
Document Amnesty International et les mauvais traitements en France (15 mars
2009)
Communiqué de presse Amnesty International France contre le Taser aux mains
de la police (10 septembre 2008)
Des porte-parole francophones et anglophones d’Amnesty International sont
également disponibles pour des interviews.
Note aux rédacteurs
Les informations selon lesquelles des responsables de l’application des lois
commettraient en France des violations des droits humains inspirent depuis
longtemps des inquiétudes persistantes à Amnesty International, qui est
également préoccupée par le faible taux de comparution en justice des
responsables présumés, faute d’enquêtes indépendantes, impartiales et
efficaces. En 2005, l’organisation a publié à ce sujet un rapport intitulé
France. Pour une véritable justice (index AI : EUR 21/001/2005), qui
s’intéresse à plusieurs affaires de graves violations présumées des droits
humains commises par des agents de la force publique depuis 1991.
Fabrice
RAIDH - Réseau d'Alerte et d'Intervention pour les Droits de l'Homme -
www.raidh.org
ARMES NUCLÉAIRES
Au cours de son voyage à Prague, en avril 2009, Barack Obama a prononcé un discours important publié dans le journal Le Monde sous le titre “ Un monde sans armes nucléaires”.
Il a dit: “ L’existence de milliers d’armes nucléaires est le legs le plus dangeureux que nous a laissé la guerre froide....Par un de ces étranges retournements de l’histoire, la menace d’une guerre nucléaire mondiale a diminué, mais le risque d’une attaque nucléaire a augmenté”. Et il a proposé d’abandonner les armes nucléaires et de renforcer la coopération entre les peuples.
C’est un beau discours mais qui malheureusement n’est pas nouveau.
Aucun traité de non-prolifération des armes nucléaires n’a été respecté. La France se pose même en championne du nucléaire dans le monde et participe donc au développement des potentialités d’armes nucléaires.
Pour supprimer les armes nucléaires il faudrait tarir la source c’est à dire l’uranium. Mais quand on voit la lutte que se livrent la Chine et la France pour piller l’uranium du Niger, pourtant de mauvaise qualité, on comprend que l’on est encore loin des rêves d’Obama.
Et puis autre chose m’inquiète.
J’apprends que Michael Moore commence à avoir des doutes sur la politique d’Obama. Je relève ce texte:
Bush-Obama, même combat selon Michael Moore
Le réalisateur américain accuse Barack Obama de perpétuer la politique de l’administration Bush en Afghanistan.
Michael Moore est colère. Selon le réalisateur, Barack Obama n’incarne pas la rupture attendue avec l’administration Bush. En ligne de mire, l’avenir des troupes américaines en Afghanistan et la stratégie locale dévoilée vendredi 27 mars par Obama.
En reprenant à son compte l’offensive lancée par George Bush contre les taliban en 2001 – tout en précisant un vague « cette cause ne pourrait être plus juste » – Barack Obama s’est donc mis à dos l’un de ses plus fervents défenseurs. Déçu par Hillary Clinton, Moore s’était publiquement engagé pour Obama le 21 avril dernier. A la veille du scrutin le réalisateur était allé jusqu’à publier sur son site un lettre ouverte pleine d’espoir destinée à inciter ses compatriotes à aller voter. « Huit ans suffisent. Huit semaines suffisaient. Nous avons une chance de nous racheter, de prouver que nous valons plus que ça, plus que ce que Bush a fait de nous, écrit le documentariste (…) L'ère Reagan s'achève demain (…) Président Obama ! C'est entre vos mains. La Terre promise. » Mais voilà, avant la Terre promise, il y a le Moyen-Orient, sujet cher à Michael Moore qui s’est, à plusieurs reprises, frontalement engagé pour le retour des troupes ; De Fahrenheit 9/11 à Will They Ever Trust Us Again?: Soldiers Write to Michael Moore, son livre compilant des centaines de lettres envoyées par les soldats via son site Internet.
Si la nouvelle stratégie en Afghanistan ne dit pas son nom (Barack Obama évitant d’utiliser certains termes trop étroitement liés à l’administration précédente), beaucoup n’ont pas manqué de souligner la poursuite de l’entreprise amorcée par George W Bush. « Barak Obama essaie de le masquer avec un langage modéré, mais il double la mise » commentait ainsi David Brooks, éditorialiste conservateur du New York Times. Version Michael Moore, ça donne une énorme bannière bleu marine sur son site avec écrit en très gros « Escalade dramatique ». Plus de fonds et plus de soldats pour l’Afghanistan, plus d’actions à la frontière du Pakistan : le discours actuel d'Obama ressemble à celui tenu par Bush en 2003.
A SUIVRE DONC AVEC ATTENTION !