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30 septembre 2008

TOUT VA TRES BIEN 19

TOUT VA TRES BIEN 19 30 octobre 2008 Les systèmes bancaires américains et bientôt européens, s’effondrent. Les gouvernants des pays capitalistes se donnent la main pour rassurer les populations. “Seuls les actionnaires seront touchés”, nous disent-ils, “ les épargnants ne risquent rien”. J’ai assisté à la catastrophe financière en Argentine, en 2000/2001. Les banques étrangères, et bien sûr françaises également, avaient tiré leur rideau et avaient mis leur argent à l’abri. Les bureaux étaient fermés et les entrées protégés par des palissades en bois. Les caisses d’épargne encore ouverte ne délivraient qu’une somme modeste chaque semaine, insuffisante pour une vie normale. Les files de gens devant les banques étaient impressionnantes. Le dollar était acheté dans les files d’attente à n’importe quel prix. Les épargnes étaient bloquées et la classe moyenne, qui avait quelques économies à la banque, ne pouvait plus en disposer et devait vendre tout le superflu de sa maison, puis les meubles, puis la maison elle-même. Tous les Argentins ne pensaient qu’à quitter le pays et à émigrer vers les pays européens d’où étaient venus leurs ancêtres. Au bout de deux ou trois ans le gouvernement argentin, avec l’aide du FMI qui a dû abandonner la dette, a pu redresser la barre. Le capitaliste était sauvé. Dans l’attente les Argentins ont dû inventer des modes de vie alternatifs avec des monnaies nouvelles et des échanges en troc. Plutôt que de réunir les banquiers qui ne diront jamais la vérité sur la situation qu’un trésor qui ne leur appartient pas, nos gouvernants feraient mieux, d’inviter quelques représentants argentins qui leur diraient comment vivre sans les banques. Finallement la vie est possible et même plus conviviable. Plutôt que d’attendre une adaptation forcée et douloureuse, il vaudrait mieux se préparer tranquillement à vivre sans la spéculation financière, propre à toutes les banques. On s’en porterait mieux et tout le monde serait plus heureux.
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