17 septembre 2006
BOMBES A RETARDEMENT
BOMBES A RETARDEMENT
15 SEPTEMBRE 2006
50 ans sont passés et la bombe est toujours active. On évacue ce matin 20 000 habitants de Nantes pour faire exploser une bombe de la seconde guerre mondiale.
On apprend aussi que les démineurs français interviennent encore 16 000 fois par an pour toutes sortes de munitions encore actives avec un vieux catalogue jauni donnant les caractéristiques des bombes utilisées.
Est-ce que l’armée israëlienne a fourni de bons catalogues aux démineurs du Liban? Pour chaque petite arme meurtrière il existe, en somme, un livret mode d’emploi pour tuer et une partie: en cas de panne. Il est réjouissant d’apprendre que les hommes font des progrès tous les jours dans ce domaine qui est leur spécialité.
La télévision nous a montré ces beaux chars Leclerc que la France a réussi à fourguer aux Libanais. Ils sont capables de tirer en mouvement sans rater leur cible. Et nous devrions être fiers de cette belle technologie française! Parce que ces armes ne serviront qu’à la parade et ne tueront jamais personne!
Quand on découvre les dégats faits par seulement un mois de bombardements aériens dans le sud Liban on peut estimer la puissance des armes nouvelles: plus une maison debout, plus un pont, plus une route, c’est du travail parfait. Et dans 50 ans ou plus les démineurs seront à l’oeuvre pour désamorcer des bombes.
Il faut vraiment que l’espèce humaine comprenne qu’elle s’autodétruit à ce jeu-là. Que toutes les dépenses engagées pour casser et reconstruire suffiraient largement à faire vivre la population de la planète dignement.
Pour en revenir au Liban, c’est la communauté européenne, c’est à dire les contribuables français et autres qui vont payer pour reconstruire ce que l’armée israëlienne a cassé avec les armes américaines.
Nous parlions hier des pollueurs non payeurs. On peut parler aussi des casseurs non payeurs. Et cette fois encore, à grande échelle.
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