GILETS JAUNES & DÉBAT

15 janvier 2019

 Le grand déballage.

 

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Aujourd’hui le président français commence sa campagne électorale pour les élections européennes en parcourant la France provinciale avec son «  grand débat ». 

Beaucoup de personnes, et surtout les gilets jaunes, ne croient pas à l’efficacité de ce grand débat pour faire aboutir les revendications brandies depuis plusieurs semaines dans la rue et connues de tous. Nul ne sait, pour l’instant, quelle sera la participation des Français à ces débats qui devraient être organisés par les maires. A quoi serviront les cahiers de doléances déjà remplis dans les mairies alors que les principales demandes ne seront pas abordées ?

Le gouvernement compte sur l’épuisement du mouvement des gilets jaunes, ses divisions, sa fatigue sur les ronds-points.

Interrogé par un journaliste, le sociologue Eric Fassin, déclare que les mouvements de type gilets jaunes qui se sont déroulés en 2013, en Italie ou au Brésil, ont débouché sur des régimes de type fasciste. 

Il est vrai que le mouvement étudiant et les grèves historiques de 1968 ont été suivis pour une période de répression importante. Les militants radicaux et armés, en Allemagne, en Italie et en France ont tous étaient emprisonnés et plusieurs sont morts en prison. L’Etat ne pardonne jamais ! C’est la preuve que vient de nous donner le gouvernement dictatorial italien en faisant enlever l’écrivain Cesare Battisti en Bolivie pour l’emprisonner à vie plus de 45 ans après les faits qui lui sont reprochés.

Est-ce que le président français cherche à pousser les gilets jaunes à la faute pour mieux les réprimer et apparaître comme l’homme de l’ordre rétabli ? La volonté de réactiver la loi anti-casseurs sur le modèle des lois anti-terroristes fait prévoir le pire car elle ouvre la voie à un régime dictatorial.

La situation chaotique provoquée et entretenue par le gouvernement est inquiétante pour la démocratie.