GILETS JAUNES ACTE 5 +

16 décembre 2018

 La fatigue.

Police

 

 Les médias redonnent ce matin les chiffres en baisse de la mobilisation des gilets jaunes, chiffres fournis par le ministère de l'intérieur. On connaît la manœuvre destinée à décourager les manifestants. 

Dans le froid et sous la pluie des gilets jaunes ont pourtant continué à occuper de très nombreux ronds points et à manifester dans Paris le 15 décembre. Malgré le perfectionnement du dispositif policier avec la relance des " voltigeurs" de Pasqua ( policiers en moto) supprimés après la mort de Malik Oussekine et les moyens de l'armée, les manifestants n'ont pas hésité à s'assoir devant les forces de l'ordre pour démontrer leur détermination pacifique.

Le ministre de l'intérieur annonce qu'il va rétablir une circulation normale sur les ronds-points. Ce sera difficile car les femmes et les hommes, plutôt âgés, qui occupent ces lieux, ne sont pas encore prêts à lâcher.

Une représentante de la police s'est exprimée sur une chaîne de télévision pour dire que les policiers, fonctionnaires eux aussi, n'apprécient pas leurs conditions de travail et le fait d'être toujours en première ligne pour affronter la colère des gilets jaunes. Ils menacent de manifester eux aussi et pensent que les remerciements et les poignées de main des politiques ne suffissent plus.

Pour les lycéens et les étudiants qui souhaitent aussi se faire entendre c'est difficile. La répression est très forte et les contrôles et examens qu'ils doivent subir tout au long de l'année ne leur permettent pas de se retrouver ensemble sur une même revendication.

Autre observation intéressante: l'exemple des gilets jaunes donne des idées à d'autres manifestants à travers l'Europe et jusqu'au Canada. 

Ce mouvement original est une belle étude pour les sociologues.