EN MARCHE, arrière

En réaction au jeune président élu dans une vieille République française, j'ai besoin d'exprimer quelques idées quand j'entends les premières mesures qui sont prises et qui confirment mes craintes.

Les fonctionnaires sont des fainéants. Il faut donc en supprimer encore un grand nombre et les punir quand ils sont malades. Le premier jour de leur congé maladie ne sera plus remboursé. Cela leur apprendra à se comporter correctement ! Retour à l'époque Sarko.

Les ouvriers qui font des travaux pénibles sont des profiteurs. Ils bénéficiaient d'une retraite anticipée: c'est terminé. Ils devront désormais prouver que leur travail les a rendu malade pour prétendre à quelques avantages. Bon courage ! Ils seront sans doute morts avant d'aboutir dans leurs démarches administratives comme les travailleurs de l'amiante. C'est le MEDEF, syndicat des patrons qui est content car, en plus, le bonus retraite sera à charge de la sécurité sociale et non plus à charge des patrons. 

La meilleure annonce pour le plan écologie concerne les véhicules essence et diesel qui ne pourront plus rouler en 2040. D'ici là le climat aura le temps de se détériorer un peu plus ! Mais rien de concret sur l'énergie nucléaire qui reste un sujet tabou.

La ministre de la santé impose plus d'une dizaine de vaccins obligatoires pour les enfants. Malgrè               l'opposition de professeurs de médicine et de scientifiques qui soulignent l'inutilité de ces vaccins et même leur dangeurosité la décision est prise. Les laboratoires pharmacetiques qui peinaient à placer leur marchandise vont pouvoir augmenter leurs bénéfices au détriment de la sécurité sociale. 

Comme je m'attends à des décisions gouvernementales toutes aussi scandaleuses pour le bien-être des Français d'ici quelques jours, je serai obligé de continuer à les dénoncer au fur et à mesure. 

Le point de vue de citoyens comme moi ne va pas changer la politique d'un président qui marche vers la dictature du capitalisme mais cela prouvera que l'on peut encore réagir dans ce pays. 

 

 

 

 

Compte pénibilité : ce qu'Edouard Philippe a accordé au Medef

Dans une lettre envoyée ce samedi 8 juillet aux principales organisations syndicales et patronales, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé une réforme du compte pénibilité.

"Compte professionnel de prévention". Voici le nouveau nom du "compte prévention pénibilité", annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe ce samedi 8 juillet par une lettre aux partenaires sociaux. Incluses dans les ordonnances de cet été qui réformeront le code du travail, les modifications prendront effet à compter de 2018.

Entré en vigueur en 2015, le "compte pénibilité" permet aux salariés du privé effectuant des tâches qui éprouvent leur corps de cumuler des points en plus pour partir plus tôt à la retraite. Outre le nom euphémisé en Macronie - le patronat jugeait le mot "pénibilité" trop… pénible à entendre -, quatre critères sur les dix pris en compte vont évoluer.

Quatre critères modifiés

Comme le nom, les critères modifiés sont ceux-là mêmes que le patronat jugeait "inapplicables" car difficilement mesurables : la manutention de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques sortiront du compte à points.

Les salariés exposés à ces risques pourront toujours bénéficier d’un départ à la retraite anticipé mais uniquement si "une maladie professionnelle a été reconnue" et quand "le taux d’incapacité permanente excède 10%". La "prévention" se fera donc moins en amont qu'aujourd'hui, puisqu'elle exigera un avis médical reconnaissant déjà de premiers effets des tâches pénibles sur la santé des salariés concernés.

Financement modifié

Autre modification majeure : son financement. Les deux taxes qui financent actuellement le compte seront supprimées. "Le financement des droits en matière de pénibilité sera organisé dans le cadre de la branche accidents du travail/maladies professionnelles"indique Edouard Philippe, c'est-à-dire par la seule branche excédentaire de la Sécurité sociale, avec un surplus
estimé à 900 millions d'euros pour cette année. 

Dans un communiqué, le Medef a dit sa satisfaction, estimant que "le pragmatisme semble avoir prévalu". Quant au " nouveau mode de financement annoncé", l’organisation patronale assure malgré tout qu’elle "restera très vigilante et ne comprendrait pas que les efforts (et les résultats obtenus depuis de nombreuses années) en matière de prévention par les entreprises ne soient pas pris en compte d’une façon ou d’une autre"

En 2016, 797.000 personnes ont été déclarées par leurs employeurs dans une situation de pénibilité.