YVES COCHET, député européen écologiste. Entretien avec Bernard Baissat, en juin 1991 pour le film
" Ecoutez René Dumont, citoyen de la planète terre" ,1992, 125 minutes, film vidéo http://bbernard.canalblog.com/archives/2013/02/03/26317776.html

 Yves Cochet, député européen écologiste

 

Yves Cochet, né le 15 février 1946 à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un homme politique français, membre des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts. Il estdéputé du Val-d'Oise de 1997 à 2002, puis de la 11e circonscription de Paris de juin 2002 à décembre 2011. Il est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale durant ce dernier mandat. Il est député européen de 2011 à 2014.

Biographie

Études

Après des études de mathématiques, il devient enseignant-chercheur à l’INSA de Rennes (Institut national des sciences appliquées de Rennes) en 1969. En juin 1971, travaillant avec Maurice Nivat, il soutient sa thèse de troisième cycle de mathématiques, intitulée « Sur l’algébricité des classes de certaines congruences définies sur le monoïde libre ».

Engagements politiques

Pendant ses études supérieures, il est président de l’UNEF-Sciences à la faculté de Rennes1.

Dans les années 1970, les luttes des mouvements antinucléaires2 sont pour lui l’occasion d’adhérer à deux associations environnementalistes bretonnes :Bretagne vivante et Eau et rivières de Bretagne.

En 1973, il entre aux Amis de la Terre2, dont il fonde le groupe rennais en 19773. Il participe ensuite activement à la candidature écologiste de l'élection présidentielle de 1981 (Brice Lalonde, 3,88 %).

En 1984, il fait partie des fondateurs des Verts2, dont il est membre du Conseil national interrégional (CNIR). De 1984 à 1986, il est porte-parole, ainsi que de décembre 1992 à juin 1997.

Il est élu conseiller municipal de Rennes au premier tour lors des élections municipales de 1989, à la tête d'une liste qui remporte 13,98 % des suffrages exprimés3. Il tente alors de s’opposer au métro rennais en défendant le tramway.

Il s’intéresse à l’idée de décroissance4 et est rapporteur lors du premier colloque mondial sur la décroissance, intitulé « Conference on Economics Degrowth, for Ecological Sustainability and Social Equity », les 18 et 19 avril 2008 à Paris5.

Carrière nationale

Yves Cochet, le 5 avril 2006 à un meeting de Dominique Voynet.

Après plusieurs candidatures sans succès aux législatives en Bretagne et dans le Nord où il théorise le « nomadisme électoral », il est élu député du Val-d'Oise en 19976 ; il fait alors partie des sept premiers élus écologistes au Parlement français. Il devient vice-président de l'Assemblée nationale.

En 2001, il signe la mise en accusation de Jacques Chirac initiée par Arnaud Montebourg puis retire sa signature en expliquant qu'elle pourrait empêcher sa nomination comme ministre par le président de la République.

Il devient ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire du gouvernement de Lionel Jospin en juin 2001, succédant à Dominique Voynet qui venait de démissionner pour pouvoir postuler au secrétariat national des Verts. Le 15 octobre 2001, il crée avec le ministre chargé de l'agriculture Jean Glavany, l'Agence bio.

Considérant que sa circonscription du Val-d'Oise rendait sa réélection aléatoire[réf. nécessaire], il se parachute dans la11e circonscription de Paris (une partie du 14e arrondissement). Le 16 juin 2002, il y est élu député pour la XIIelégislature (2002-2007).

Il travaille sur le dossier de la crise énergétique, notamment sur la « fin du pétrole bon marché », et publie en 2005 un livre sur ce sujet : Pétrole apocalypse (Fayard). Son précédent livre, Sauver la Terre (Fayard), avait été écrit en collaboration avec Agnès Sinaï.

En 2005, il a fait campagne pour le « oui » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Candidat à l’investiture pour représenter les Verts à l’élection présidentielle française de 2007, Yves Cochet obtient le 21 avril 2006 à la primaire interne de son parti 28,33 % des votes des adhérents, contre 35,45 % pour Dominique Voynet, dépassant Cécile Duflot (23 %). Le second tour n’ayant pas réussi à départager les deux candidats (égalité des voix), un second vote est organisé en juillet 2006. Dominique Voynet le devance le 18 juillet de 57 voix et devient la candidate des Verts pour l’élection présidentielle de 2007.

Candidat à sa réélection de député en juin 2007, il l’emporte facilement au second tour face à l’UMP Nicole Guedj, avec plus de 57 % des suffrages exprimés.

Connu pour être un des seuls hommes politiques français spécialistes de la déplétion pétrolière, il est président du groupe d’étude sur les pics pétroliers et gaziers à l’Assemblée. Il a interrogé le gouvernement à la suite de la diffusion, en octobre 2009, d'un documentaire sur l'exportation de déchets radioactifs en Sibérie7.

Yves Cochet a déclaré être pour la « grève du troisième ventre », c’est-à-dire pour la diminution des aides financières au troisième enfant8.

Yves Cochet se met en « grève de la viande » durant le Sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague (2009) pour exiger une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale. Il réclame un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale9.

Le 6 décembre 2011, Yves Cochet est élu député européen, de même que l'UMP Jean Roatta, par l'Assemblée nationale, dans le cadre d'une procédure exceptionnelle visant à faire désigner les deux eurodéputés supplémentaires prévus par le traité de Lisbonne par l'Assemblée nationale et non par le suffrage universel. À l'approche des élections législatives de juin 2012, son siège reste vacant.

Il soutient Karima Delli pour la primaire française de l'écologie de 201610.

Engagements sociétaux

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)11.

Il défend l'idée d'un revenu d'existence versé à tous sans conditions.

Synthèse des mandats et fonctions

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