Gaston Viens, maire d'Orly, présente sa liste aux élections municipales de juin 1995. Résultats du premier tour du 11 juin 1995.

Reportage Bernard Baissat

 

 

Gaston Viens, maire d'Orly, mène campagne entre les deux tours des élections municipales de juin 1995. 

 

 

Félix Damotte ( voir notice du Maitron) et Marie-Noëlle  Lienemann soutiennent Gaston Viens.

 

 

La campagne pour le 2ème tour et les résultats des élections municipales de juin 1995

Entretien avec Claude Pennetier 

 

 

NOTICES DU DICTIONNAIRE MAITRON

DAMETTE Félix, François

Jacques Girault, Claude Pennetier

Né le 2 juin 1936 à Auchel (Pas-de-Calais) ; professeur de géographie ; militant communiste ; député européen (1979-1984).

Fils d’instituteurs, Félix Damette, élève de la classe préparatoire à l’École normale supérieure de Saint-Cloud au lycée Henri IV à Paris, adhéra en 1954 au Parti communiste français. Étudiant en géographie, titulaire du CAPES, il fut nommé professeur au lycée de Calais (Pas-de-Calais) où il resta quelques années. Il obtint l’agrégation de géographie en 1963 et se maria la même année, en septembre 1963 à Montcy-Saint-Pierre (Ardennes), avec un professeur devenu principal d’un collège d’enseignement secondaire à Montreuil (Seine, Seine-Saint-Denis). Il exerça des responsabilités politiques dans la région de Calais.

Félix Damette devint assistant puis maître-assistant à l’Institut de géographie de l’Université de Paris I.

Son militantisme politique se concentra alors sur la région parisienne et dans les secteurs proches de la direction du PCF. Secrétaire de la cellule communiste de l’Institut de Géographie pendant une vingtaine d’années, membre du comité et du bureau de la section Laplace du PCF, il était membre de la section économique du PCF et membre du comité de rédaction de la revue Économie et Politique. Spécialiste de géographie urbaine, il apportait ses compétences sur les questions de développement économique et d’aménagement du territoire. Aussi, dès sa création en janvier 1978, fit-il partie de la rédaction de la revue L’Élu d’aujourd’hui.

Responsable du groupe « Région » auprès du comité central jusqu’en 1975, Félix Damette devint membre du comité central du PCF en 1976 et fut le responsable du nouveau collectif régional du CC. Il apporta sa contribution à de nombreuses études dans le cadre du PCF, dont Corse, les raisons de la colère, perspectives démocratiques publié aux Éditions sociales en 1975 dans la collection d’Economie et Politique. Il fut particulièrement actif lors de la réflexion sur l’autogestion et ses rapports avec la ligne politique du PCF. Il suivit pendant quelques années la fédération communiste des Ardennes.

Félix Damette figura sur la liste communiste aux élections du Parlement européen en 1979 et fut élu. Pendant son mandat, il siégea successivement dans les commissions de la politique régionale et de l’aménagement du territoire (juillet 1979-janvier 1982), de l’énergie et de la recherche (février 1981-janvier 1982), des affaires sociales et de l’emploi (janvier 1982-juillet 1984) et, à la fin du mandat, participa à la délégation pour les relations avec le Japon. Le PCF ne le fit pas figurer parmi ses candidats en 1984.

Réélu au comité central par les congrès, à partir des années 1980, Damette critiqua certains aspects de la ligne politique de la direction du PCF. Jusqu’à maintenant, il avait regardé les diverses contestations avec intérêt et n’hésitait pas à faire des remarques critiques lors de réunions internes au PCF. Pour la première fois, lors de la réunion du comité central, les 17-19 septembre 1984, il vota contre le rapport de Georges Marchais qui réaffirmait la ligne de la direction contestée publiquement. Lors du XXVe congrès du PCF, les 6-10 février 1985, son intervention contesta fortement cette ligne qu’il considérait comme menant à l’affaiblissement du PCF qui n’avait pas l’intention de remettre en cause ses orientations, notamment il semblait avoir été en désaccord avec la sortie du gouvernement des ministres communistes. Le 10 février 1985, le rapporteur de la commission des candidatures annonçait qu’il était maintenu comme membre du comité central malgré les votes hostiles de plusieurs centaines d’adhérents. Dans les réunions qui suivirent, il était souvent isolé mais il ne suivit pas Pierre Juquin*, dont il se sentait proche et il refusa de prendre part au vote quand fut proposé au comité central de se prononcer pour son exclusion le 14 octobre 1987. Lors du 26e congrès à la fin 1987, il ne fut pas réélu au comité central. Comme Claude Poperen* et Marcel Rigout*, il annonça qu’il appellerait à voter pour la candidature d’André Lajoinie à la présidence de la République.

Félix Damette fut un des 54 communistes signataires le 17 mai 1988 d’un manifeste pour la reconstruction du PCF, estimant « le Parti en danger », ce qui exigeait « un effort de reconstruction conduit par tous les militants » pour « un fonctionnement nouveau, pour un centralisme démocratique digne de ce nom ». Dès lors la dissidence s’amorçait. Il signa, avec Claude Poperen, un article dans Le Monde, le 20 décembre 1989 à propos de la Roumanie contestant l’analyse faite par la direction du PCF. Dans la tribune de discussion ouverte dans l’Humanité lors de la préparation du congrès, le 5 novembre 1990, il signa sa contribution critique par rapport au discours de la direction du PCF sous le titre « La démocratie : du discours à la pratique ». Elle se terminait ainsi « Nous sommes parvenus à un état de marasme généralisé dont on ne sortira pas avec des formules lénifiantes et des astuces procédurières. Ce qui fut le grand Parti communiste français sombre dans l’indifférence et parfois le ridicule. »

En 1991, Damette ne reprit pas sa carte à la cellule de l’Institut de géographie. Il ne joua plus un rôle politique de premier plan, militant aussi bien avec les mouvements issus des « Reconstructeurs » comme « Alternative, démocratie, socialisme » puis la « Convention pour une alternative progressive », qu’écrivant, avec Michel Rocard un ouvrage La nation, l’Europe, le monde en 1995.

Félix Damette n’avait jamais cessé de travailler et de publier, faisant alterner des écrits théoriques utilisables ou commandés par le PCF. Désormais, ses travaux se situèrent exclusivement dans la réflexion universitaire à portée politique sur l’aménagement du territoire, souvent en rapport avec la Délégation de l’aménagement du territoire et de l’action régionale, au sein de l’équipe du CNRS Strates. Ainsi, il signa un rapport avec Pierre Beckouche, La métropole parisienne, système productif et organisation de l’espace en 1990. Devenu professeur de géographie à l’Université de Paris I, ses approches firent autorité. Dans les débats entre spécialistes, il se situait plutôt parmi les partisans de l’analyse fonctionnelle des villes débouchant sur la définition de l’espace urbain dans le cadre de l’aménagement d’un territoire humain.

ŒUVRE : Parmi les nombreux titres au fichier de la Bibliothèque nationale : Le territoire français, son aménagement, Éditions sociales, 1969 ; Pour une stratégie autogestionnaire. Entretien avec Gilbert Wasserman, Éditions sociales, 1979 ; La France en villes, Paris, La Documentation française, 1994 ; Le territoire français, permanences et mutations, avec Jacques Scheibling, Paris, Hachette, coll. Carré Géographie, 1995, nombreuses rééditions ;La nation, l’Europe, le monde, avec Aline Archimbaud et Michel Rocard, Éditions de l’Atelier, coll. Perspectives, 1995 ; Le territoire français. Permanences et mutations, avec Jacques Scheibling, Hachette, Carré Géographie, 1995, nombreuses rééditions.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Aude Marecaille, De l’engagement au détachement itinéraire d’un dirigeant communiste Claude Poperen, mémoire de maîtrise, Paris 1, volumes d’annexes, entretien avec Félix Damette, p. 65-83. — Presse nationale.


Pour citer cet article :

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article21339, notice DAMETTE Félix, François par Jacques Girault, Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 4 janvier 2009.


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 VIENS Gaston, Émile

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article75039

Né le 24 octobre 1924 à Cheval-Blanc (Vaucluse), mort le 21 décembre 2015 à Créteil (Val-de-Marne) ; ouvrier agricole, chauffeur de camions puis permanent ; résistant déporté ; membre du comité central du PCF (1950-1964) ; secrétaire général de l’Union des jeunesses agricoles de France ; secrétaire du comité central (1956-1959) ; maire d’Orly (1965-2009) ; premier président du conseil général du Val-de-Marne (1967-1970) ; exclu du PCF en 1989, militant de Alternative, démocratie et socialisme (ADS), puis de la Convention pour une alternative progressiste (CAP).

Vidéo : Hommage à Gaston Viens, Orly le samedi 30 janvier 2016.

 

Fils de petits fermiers communistes (Célestin Viens et Suzanne Grolière), né au Cheval-Blanc (Vaucluse), dans une famille de six enfants, Gaston Viens fut élevé de Saint-Rémy-de-Provence, Mas de Panière où ses parent s’étaient installés comme maraîchers peu après sa naissance, Gaston Viens avait fait ses études à l’école communale de Cheval-Blanc jusqu’au certificat d’études primaires tout en aidant à la ferme. Il débuta dans la vie professionnelle comme ouvrier agricole. Adhérent des jeunesses communistes en 1942, responsable d’un groupe d’action qui voulait rejoindre un maquis FTP, perquisitionné par la gendarmerie française le 14 juillet 1943 pour des inscriptions sur les murs, il nia appartenir aux Jeunesses communistes. Quatre camarades subirent le même sort. Jugé le 16 février 1944, emprisonné à la prison d’Aix-en-Provence puis envoyé au camp d’internement de Saint-Sulpice-la-Pointe, le tout pendant un an, les autorités françaises le livrèrent aux Allemands qui le déportèrent à Buchenwald (matricule 69295). Il entra en contact avec les communistes du camp quelques jours après son arrivée. La 3e armée américaine le libéra le 11 avril 1945. Dans le camp, il avait découvert la dureté de la détention mais aussi la solidarité organisée par les communistes. Il participa au Comité d’intérêt français et, avant la Libération, fut affecté à un groupe de combat. 

À son retour, ouvrier agricole, maçon, chauffeur de poids lourds, il milita avec intensité à l’UJRF et au PCF à la section de Saint-Rémy-de-Provence. 

Les grèves de novembre-décembre 1947 lui donnèrent l’occasion d’exercer ses qualités d’agitateur. De retour d’une délégation « de jeunes Marseillais » à Paris, il découvrit Saint-Rémy « relativement calme » et décrétant que « nous étions en retard sur la masse », il organisa un meeting malgré l’interdiction, fit débrayer plusieurs entreprises, empêcha le car d’Avignon de revenir... Le compte rendu détaillé de ce moment fort montre un jeune combatif et conscient de ses excès : « Nous avons employé quelquefois des méthodes un peu révolutionnaires et pas très démocratiques. Pour ma part, je pensais que c’était arrivé » (Arch. comité national du PCF). Il se battit avec les paysans pour la défense des productions régionales, gagnant une popularité qui lui permit de multiplier par deux les suffrages communistes lors des élections cantonales de 1949. 

Son passage par l’école paysanne du Parti communiste, en janvier 1949, suscita une appréciation élogieuse : « très intelligent et très éveillé. Esprit jeune et dynamique. Sympathique. A joui de l’estime de tous. Forte personnalité. A fait des progrès sensibles. Susceptible de se développer rapidement. A suivre et certainement à pousser. » Il devint aussitôt permanent et secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône, particulièrement chargé des questions paysannes. 

Délégué au XIIe congrès du PCF à Gennevilliers, du 2 au 6 avril 1950, il entendit avec stupeur, au moment de l’annonce du comité central, son nom parmi les entrants. Il passa une nuit à réfléchir et conclut qu’il n’avait pas de légitimité pour être au comité central, d’autant que n’y figuraient ni Pierre Doize ni Jean Cristofol, deux dirigeants marseillais qu’il admirait. Les membres de sa délégation lui expliquèrent que c’était la volonté du parti et qu’il fallait s’y plier. Son horizon resta encore marseillais pour quatre ans. 

Le 18 décembre 1954, il se maria à Paris (XXe arr.) avec Jeannine Pasquario (voir Yann Viens), dirigeante de l’UJFF rencontrée lors d’un bal de ce mouvement en soutien aux dockers. Elle eut un itinéraire politique marquant, siégeant au comité central du PCF de 1967 à 1987, avec les encouragements de son mari. (témoignage de Yann Viens) Ils allèrent vivre à Marseille mais, à peine arrivés, Waldeck Rochet fit appeler Gaston Viens aux fonctions de permanent au journal La Terre et à la section paysanne. Ils habitèrent dans une chambre prêtée par Jean Cristofol puis au Kremlin-Bicêtre (Seine, Val-de-Marne), dans une cité d’urgence avec des conditions de vie très difficiles, dans un appartement à Villejuif (Seine, Val-de-Marne), puis dans un HLM à Orly où Yann Viens travaillait comme collaboratrice du maire, François Boidron. Gaston Viens dut impressionner favorablement la direction du PCF : après avoir été reconduit comme suppléant au congrès d’Ivry (XIIIe 3-7 juin 1954), il fut élu titulaire au XIVe congrès (Havre, juillet 1956) et, surtout, se vit confier une mission supplémentaire, celle de secrétaire du comité central. La formule était nouvelle. Pour la première fois, ce type de fonction n’était pas confié à un membre du bureau politique. Le bureau de travail regroupait trois membres du comité central (Viens, Gaston Plissonnier et Guy Ducoloné et trois membres du bureau politique (Maurice ThorezJacques DuclosMarcel Servin). Plissonnier sut se rendre indispensable et commença à être l’homme de la confiance et des secrets. Gaston Viens fut écarté du secrétariat du comité central en juin 1959 (XVe congrès, Ivry) mais resta collaborateur de la section d’organisation du CC et s’affirma surtout comme secrétaire général de l’Union des jeunesses agricoles de France. À ce titre, il fut plusieurs fois invité au bureau politique lorsqu’il était question de la jeunesse. Son nom disparut du comité central lors du XVIIe congrès qui s’était tenu à Paris en mai 1964. Selon son témoignage, on voulait l’écarter du CC et il accepta de se laisser écarter. Il envisagea de retourner en Provence pour travailler avec ses frères. 

En fait, une nouvelle vie militante s’ouvrait devant lui, loin des allées du pouvoir du PCF, avec son élection à la municipalité d’Orly, une petite ville de la banlieue sud-est en pleine expansion. Depuis 1962, Gaston Viens était très actif dans la vie politique locale. Il succéda donc à François Boidron en 1965, et se prit au jeu au point d’en être le maire pendant quarante-quatre ans. Petit homme jovial, généreux, il cachait derrière son sourire amical une volonté de fer qui lui fit franchir tous les obstacles administratifs, économiques, politiques pour faire progresser cette ville, notamment dans le domaine de l’urbanisme. Auparavant, la mise en place du conseil général du Val-de-Marne lui avait réservé une surprise en 1967. La gauche étant majoritaire, de justesse, et le groupe communiste étant le plus puissant, la présidence du conseil lui revenait. Gaston Viens fut choisi pour assurer cette fonction sans qu’il y ait été préparé. Il fut actif dans le domaine culturel et dans celui du logement et maintint la cohésion avec les socialistes. Les trois budgets furent votés sans opposition à gauche. Cependant, celle-ci était en équilibre instable. Aux élections cantonales de 1970, les gaullistes conquirent le Val-de-Marne. L’UDR Roland Nungesser devint président du conseil général à la place du communiste Gaston Viens. Lors de l’élection du président, sans que Viens en soit averti, Michel Germa devint le candidat communiste à la présidence. Même s’il joua la discipline de vote du groupe, Gaston Viens prit très mal la méthode. Trois ans plus tard, en 1976, lorsque la gauche redevint majoritaire, c’est Michel Germa qui conquit la présidence du conseil général. 

Gaston Viens se replia, contraint et forcé, sur sa ville, même s’il fut le président de l’Office public d’aménagement et de construction du Val-de-Marne de 1983-1988. Il envisagea la réhabilitation des grands ensembles qui avaient mal vieilli, en acceptant les nouvelles conventions que proposait l’État. Une nouvelle loi permettait d’obtenir des subventions mais obligeait les organismes HLM à participer financièrement, donc à accepter une augmentation des loyers. À ses yeux, celle-ci était compensée par l’Aide personnalisée au logement. Deux positions s’affrontaient : conventionner pour donner priorité aux travaux tout en critiquant la loi, ou s’opposer à l’application de la loi comme le proposait la direction fédérale communiste. Si cette question importante pour l’avenir des grands ensembles mit le feu aux rapports entre le PCF et Viens, c’est aussi l’orientation du parti depuis la rupture du programme commun qui accentua le conflit. Pendant les préparations des élections de 1981, une algarade l’avait opposé à Georges Marchais lors d’un comité fédéral, Gaston Viens l’ayant mis en garde contre son refus de prendre clairement position pour le désistement au second tour. Les rapports entre les deux hommes furent très mauvais. Le fossé se creusait de plus en plus. Le rapprochement entre différents maires et militants contestataires donna naissance au courant « reconstructeur » qui voulait agir au sein du Parti communiste pour le transformer. Finalement, Gaston Viens fut exclu en 1989 et le Parti communiste présenta une liste contre lui aux élections municipales, sans succès, ce qui était une première. Les « reconstructeurs communistes », qui ne croyaient plus au redressement du PCF, se transformèrent en Alternative, démocratie et socialisme (ADS), puis, par rapprochement avec les refondateurs proches de Charles Fiterman, en Convention pour une alternative progressiste (CAP). Gaston Viens réussit à passer tous les barrages électoraux jusqu’à sa démission choisie le 21 mars 2009 à quatre-vingt-trois ans. La menace avait été forte lorsqu’il perdit son mandat de conseiller général en 2001 au profit d’un divers gauche, et lorsqu’aux élections municipales cette même année il ne gagna que de 77 voix. Où d’autres auraient renoncé, il trouva la force d’emporter à quatre-vingt-trois ans une nette victoire en 2008, lui permettant de laisser un an plus tard l’écharpe de maire à sa première adjointe Christine Janodet. 

Père de deux enfants, Jean-Michel et Guy, Gaston Viens était commandeur de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite pour son action pendant l’Occupation, sa déportation, mais aussi la qualité de ses réalisations urbanistiques à Orly. Issu du milieu paysan et l’assumant, Gaston Viens était aussi un autodidacte remarquable, amateur de culture, curieux d’histoire, apte à orienter les travaux des ingénieurs, architectes, urbanistes ou médecins. 

Hospitalisé au Centre hospitalier universitaire de Créteil, Gaston Viens mourut le 21 décembre 2015. 

Ses obsèques eurent lieu le mardi 29 décembre à 11 h., à Orly, Cimetière paysager, 104 avenue de la Victoire.

Un hommage officiel est prévu à Orly, samedi 30 janvier 2016, horaire et lieu à préciser.

ŒUVRE : Préface à Itinéraires orlysiens. Les militants de l’entre deux guerres, Les Editions de l’Atelier, 1994.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule, Itinéraires orlysiens. les militants de l’entre-deux-guerres, préface de Gaston Viens, Les Éditions de l’Atelier, 1994. — Témoignages de Gaston Viens et de Yann Viens. — Entretiens divers, dont plusieurs filmés par Bernard Baissat. — État civil de Cheval-Blanc.

Vidéo : Hommage à Gaston Viens, Orly le samedi 30 janvier 2016. http://bbernard.canalblog.com/archives/2016/01/31/33299023.html

Claude Pennetier

 

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