Dans les guerres ce sont les civils qui sont les premières victimes.

Deux journalistes de RFI ( Radio France Internationale) sont morts près de Kidal dans le nord du Mali.

Enlevés probablement par des Touaregs, leurs corps ont été retrouvés par l'armée française à quelques kilomètres de Kidal. Que s'est-il passé entre le moment de leur enlèvement et leur mort? Une enquête est prévue mais elle risque de se heurter très vite au "secret défense".

Dans une "guerre éclair" qui se transforme, comme toujours, en "guerre d'enlisement", les victimes sont très nombreuses. Après ce meurtre, l'armée française va renforcer ses effectifs. Il faut donc s'attendre à d'autres drames.

Interrogé au journal de France 2, l'un des otages français libérés, employé d'Areva, a répondu à la question: " Est-ce que vous avez eu peur?" - " Oui, quand l'aviation de l'opération Serval a lâché des bombes non loin de la grotte où nous étions". En trois ans de détention ce serait donc la seule fois où cet otage aurait eu vraiment peur!  Cela en dit long sur les capacités des militaires à protéger les civils.

Comme les demandes du peuple touareg ne sont pas prêtes d'être réglèes et que la France, responsable des frontières coloniales, n'a pas l'intention d'abandonner les richesses du Sahel et surtout l'uranium, la guerre va se prolonger encore longtemps.

Hélas!