Retour le 2 novembre 2013, au musée Edgar Mélik, dans le château de Cabriès, pour assister à une conférence sur des tableaux de Mélik. Les trois intervenants: Jean Arrouye, Olivier Arnaud et Jean-Marc Pontier ont analysé chacun un tableau.

 

Olivier Arnaud, agrégé de philosophie, a fait un bel exposé sur le tableau qui représente un portrait de groupe, du théâtre "le Rideau gris", que Mélik a connu. Ce théâtre, fondé en 1931 à Marseille, par des étudiants devenus célèbres: Louis Ducreux, André Roussin futur académincien et Henri Fluchère spécialiste de Shakespeare, futur maire de Sainte-Tulle ( près de Manosque, de 1949 à 1953) et futur président des Amis de Jean Giono. Mélik rend hommage à la troupe du Rideau gris qu'il admire dans un tableau étrange et très original dans sa composition.

 

Un livret: " Edgar Mélik, la part méconnue de son oeuvre", écrit par les trois intervenants, montre la place importante que le "maître de Cabriès" tient dans le mouvement artistique du XXème siècle.

 

Il faut aussi consulter le site du musée et de l'association des Amis de Mélik, pour avoir plus d'informations sur cet artiste.

 

Voici, dans le musée, la pièce principale du château qui était l'atelier à Mélik, avec son grand piano rouge sur lequel il jouait régulièrement et qui lui servait aussi de support, dans les années 1970, pour les nombreuses bouteilles de champagne vides ou pleines et les verres destinés aux visiteurs.

 

Cabries 2

 

Jean Arrouye montre l'une des premières oeuvres du jeune peintre parisien qui s'inscrit, dans les années 1930, dans la tradition de l'époque. Il voit dans ce tableau l'influence de Modigliani. 

 

A

 

Olivier Arnaud, agrégé de philosophie, et Jean-Marc Pontier,  agrégé de Lettres, ont analysé d'autres oeuvres.

 

Arnaud

 

Jean-Marc Pontier présente un tableau de la dernière période de Mélik

 

 

 

Pontier

 

 

Jean-Marc Pontier est l'auteur d'une très belle étude sur le peintre Edgar Mélik: " Les sentinelles d'Edgar Mélik" qu'il présente ainsi:

Le peintre Edgar Mélik (1904-1976), contemporain d’Ambrogiani, Mandin ou Ferrari, n’a certainement pas la postérité qu’il mérite. Son œuvre, à la fois solaire et tellurique, est faite de cohérence et se situe au-delà des genres. Inclassable, il a œuvré pendant quarante années dans son château de Cabriès jusqu’à cette nuit tragique où il finit sa carrière enluminée brûlé dans sa cheminée.

Les « sentinelles », ce sont ses femmes, peintes à l’infini sur tout ce qui lui tombait sous la main, placées sur le piton rocheux du chemin de garde, en ce château où jamais le visiteur n’était le bienvenu…

Retour sur un destin atypique et attachant.

Ce livre devrait trouver prochainement un bon éditeur. Pourquoi pas "Actes Sud"?

 

 

 

 

 

B

 

Olivier Arnaud est l'auteur de nombreux textes qui situent Mélik dans l'histoire de l'art de son siècle. Ces textes peuvent être lus sur le site des amis d'Edgar Mélik: http://edgarmelik.blogspot.fr/

et dans l'ouvrage: " Edgar Mélik, la part méconnue de son oeuvre" qu'il me dédicace.

 

B

 

Le Conservateur du Musée Mélik, Danièle Malis, reçoit avec plaisir tous les visiteurs.

Edgar Mélik avait reçu plusieurs fois l'écrivain Jean Giono et j'apprends aujourd'hui, par André Lombard, que le peintre Serge Fiorio, cousin de Jean Giono, avait aussi visité le musée: André Lombard m'écrit:

Nous nous étions rendus, Serge et moi, au château de Cabriès, il y a de cela trente ans peut-être, voir les toiles et les fresque de Mélik. Quel étrange enchantement pour tous les deux ! Je dois encore en conserver le catalogue (feuilles libres, volantes) avec de magnifiques reproductions dans mes archives.

Ce château-musée de Cabriès, qui fut l'habitation et l'atelier de Mélik, est un lieu " magique", pour employer un terme " tendance"!