S’INDIGNER

22 janvier 2007

   Salut à celui qui a gardé “ la capacitié de s’indigner” jusqu’à la fin! l’abbé Pierre, est mort.
   Le tam-tam médiatique est en marche ce matin pour pleurer “ l’homme le plus aimé des Français”. Ceux qui le “regrettent” le plus sont bien sûr ceux qui ne l’ont jamais aidé quand ils avaeint la possibilité de le faire et en premier lieu Jacques Chirac.
   Que de larmes de crocodiles alors qu’ils sont heureux de ne plus entendre celui qui était “capable de s’indigner”. Il constatait la faillite de son action cet hiver au sujet des enfants de Don Quichotte qui défendaient les SDF: 50 ans après son appel de 1954, “ rien n’a bougé. Les pauvres sont toujours plus pauvres et n’intéressent pas les politiques”
   Les curés y vont aussi de leurs larmes. Si l’abbé Pierre était croyant il n’a jamais exercé dans la religion: son appelation “ abbé Pierre” vient d’un pseudo de la résistance dans le Vercors, sa société Emmaüs était une société laïque, présente dans de nombreux pays.
   Toute la journée nous allons entendre encore pleurer sur les médias et ce sera dûr. Mais il faut reconnaître que c’est grâce aux médias que l’abbé Pierre avait réussi à mobiliser les bonnes volontés.
Tous les hommes et femmes politiques vont renouveler leurs promesses, surtout dans cette période électorale, et Guy Carlier a raison de dire que c’est pour échapper à tout ce tintamare que l’abbé Pierre a décidé de partir.
   
   Autre fait qui n’a rien à voir, quoique!
   Un forcené blesse gravement un gendarme du GIGN et en tue un autre qui venait l’arrêter. Ma réaction à cette nouvelle: voilà un homme qui sait se servir d’une arme avec efficacité.
   Et on apprend qu’il s’agit d’un ancien militaire, traumatisé par la guerre d’Algérie, chasseur de sangliers. Il a utilisé des balles pour sanglier pour tirer. Ces balles sont donc dangeureuses et, dans les mains d’un homme dérangé, elles peuvent tuer des hommes surarmés et entraînés et donc bien-sûr, encore plus facilement, des promeneurs. Voilà le résultat de la fabrication et de la vente des armes. Pendant la guerre cet homme aurait été décoré, dans le civil il finira ses jours en prison. S’il n’avait pas tué un gendarme personne n’aurait rien su.